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Le Blog d'Elisabeth Poulain

communication & marketing

Des iris en fleur pour du Champagne Vranken, des cigarettes fines Iris

31 Janvier 2016, 11:15am

Publié par Elisabeth Poulain

Champagne-Vranken-Demoiselle-sweet-Les iris-détail-Cl. Elisabeth Poulain

Champagne-Vranken-Demoiselle-sweet-Les iris-détail-Cl. Elisabeth Poulain

L’iris serait-elle une fleur que vous pourriez associer spontanément à du vin de Champagne Vranken ou à des « Super Slim » de marque Iris, dont les paquets  curieusement ne portent pas le nom de cigarettes? Au contraire de la mention Super Slim qui était très bien mis en valeur. Mais revenons à la question, pour moi c’est clairement non. L’iris est une fleur peu utilisée dans la publicité proprement dite, contrairement à la rose qui est véritablement une star dans le monde des femmes et pas seulement pour la publicité.  Alors pourquoi, car il y a forcément une raison ?   

Champagne-Vranken-Demoiselle-sweet-Les iris-Cl. Elisabeth Poulain

Champagne-Vranken-Demoiselle-sweet-Les iris-Cl. Elisabeth Poulain

. Le cas du Champagne Vranken. Il est associé à l’iris pour la cuvée Demoiselle. Une des raisons pourrait être que cette fleur, qui a beaucoup de tenue, pourrait être associée à la jeune fille, contrairement à la rose qui ne peut être offerte qu’à la femme. La difficulté du binôme est que, contrairement à la rose, la fleur d’iris ne dégage pas de parfum particulier. Quand on vise, en parfumerie, le parfum de l’iris, c’est celui de l’irone qui est contenu dans le rhizome de l’iris, qui n’a franchement rien de séduisant à montrer visuellement. Les fleurs, ce sont autre chose.

Ces tiges d’iris exprimées en relief rehaussé en doré présentent l’intérêt de densifier l’espace du carton de présentation en lui donnant une structure dynamique. Un petit rectangle en bas au milieu fait le lien avec la marque et sa localisation « Champagne, Demoiselle, Vranken, Reims, France » figurant en lettres blanches en relief. C’est Demoiselle qui ressort en plus grand parmi ces cinq composantes. Demoiselle qui figure aussi en caractères argentés pour accompagner cette fois-ci en partie droite les fleurs d’iris en caractères d’or qui occupent un peu plus de l’espace restant une fois la colonne de Demoiselle de la partie droite. Il reste un dernier mot tout en haut du carton de deux bouteilles, en blanc aussi, c'est Sweet.

Super Slim Iris, Seita, Radom, Pologne, Cl. Elisabeth Poulain

Super Slim Iris, Seita, Radom, Pologne, Cl. Elisabeth Poulain

. Les Super Slim Iris. Ce sont des cigarettes très fines et longues qui tiennent dans une boite qui mesure 10,2cm sur 5,6cm en largeur et un peu moins de 1cm en épaisseur. Elles étaient produites par la SEITA, en Pologne où la grande entreprise française avait racheté en 1995 l’entreprise polonaise de cigarettes ZPT Radom dans une tentative d’externalisation de la production ainsi que d’implantation dans un pays d’Europe de l’Est. Le choix de la fleur d’iris très visible en trois teintes rose, rouge rosé et violet, entourées d’or répondait clairement à la volonté d’attirer les femmes avec des paquets de cigarettes moins volumineux et plus longs à mettre dans leur sac, sans que soit prononcé le nom de cigarette. C’était une façon de montrer la différence, comme il existait aussi des poudriers avec des fleurs, et cela au temps  où les dames se retiraient entre elles pour se remettre de la poudre sur le nez… ! Peut-être en profitaient-elles pour fumer une Iris parce qu’il y en avait aussi des mentholées. Ces iris-là étaient de couleur turquoise bordée d’argent. Ces paquets ont dû être achetés fin 1999 ou au début des années 2000, à Prague vraisemblablement. Depuis, elles sont restées telles qu’elles et vont maintenant enfin pouvoir partir dans un autre univers …Remarquons que la couleur turquoise va bien au teint féminin. C'est l'autre point en commun entre les deux packagings.

. Quant au choix de l’iris, une raison tient vraisemblablement dans le lien avec le célèbre tableau de Vincent Van Gogh qui a fait de l’iris une des fleurs les plus célèbres du monde. Et ceci depuis 1889 la date à laquelle le peintre a réalisé ce tableau. C’est une hypothèse, l’autre étant que la fleur de lys, qui est un des signes de la royauté française au cours de l’histoire, est en fait un iris. Un clin d’œil pour jouer de la confusion volontaire entre le lys et l’iris, cette fois-ci franchement en donnant ses lettres de noblesse à l’iris au profit d’un Champagne Demoiselle Sweet et d’Iris Super Slim.

Vincent-van-Gogh-Iris-1889-Getty-Center-wikipedia, Elisabeth Poulain

Vincent-van-Gogh-Iris-1889-Getty-Center-wikipedia, Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Retrouver Vranken Demoiselle Sweet, sur http://www.champagnevranken.com/fr/  et sur http://www.vrankenpommery.com/fr/  

. Iris violette, chez tous les producteurs d’iris et dans toutes les jardineries . Iris rouge http://www.meillandrichardier.com/iris-a-grandes-fleurs-spartan.html  . Iris rose http://www.meillandrichardier.com/les-8-iris-a-grandes-fleurs.html  

. Le constituant odorant, l’irone, du rhizome de l’iris à retrouver dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Irone  

. Voir le portail des odeurs, senteurs et parfums … sur wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Odeurs,_senteurs_et_parfum  

. Lire l’histoire mouvementée de la fin de la SEITA sur http://www.force-ouvriere.fr/FO-FGTA-Magazine-Seita-La-peau-de  un bon article d’Alexandre Rault en date du 02.07.2014, qui permet de mieux comprendre la brutalité du déclin de l’industrie de la cigarette française.

. Vous rafraîchir l’œil avec https://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_van_Gogh  

. Photos Elisabeth Poulain, wikipedia pour Les iris de Vincent van Gogh, Getty Center 

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Le bestiaire de la pub > Carpy > Le bull-dog anglais de Citotel 2012

29 Janvier 2016, 11:17am

Publié par Elisabeth Poulain

Pub Citotel-TGV Mag 2012-le bull-dog anglais "Carpy". Cl1/2. Elisabeth Poulain

Pub Citotel-TGV Mag 2012-le bull-dog anglais "Carpy". Cl1/2. Elisabeth Poulain

Ce visuel publicitaire, qui date de 2012, est paru dans « TGV magazine, un bi-mestriel conçu à l’intention de ceux qui empruntent le TGV, où les passagers anglais sont nombreux. Carpy est le petit nom que je lui ai donné.

Citotel était alors un groupe de 220 hôtels « Toujours le même…concernait l’Hôtel, le Lit, le Petit Déjeuner, l’Accueil et le Mobilier… » La suite du texte précise que pour vous qui aime la diversité, les bonnes surprises et un accueil personnalisé »… c’est Citotel qu’il vous faut en vous souhaitant la bienvenue.

Pub Citotel-TGV Mag 2012-le bull-dog anglais "Carpy". Cl2/2. Elisabeth Poulain

Pub Citotel-TGV Mag 2012-le bull-dog anglais "Carpy". Cl2/2. Elisabeth Poulain

Le héros est d’abord et surtout le chien, un jeune bull-dog anglais qui fait des plis partout quand il est couché par terre. Son prénom est « Toujours le même » en français dans le texte. Son petit nom, quand il vous sourit, est « Carpy ». Vous comprendrez après pourquoi. C’est lui qui vous accueille, avec son charme fabuleux et son grand sourire intériorisé, qui joue la carpette pour vous seul. Il est encore tout jeune. Là pour vous seul, en vous faisant un gros clin d’œil intériorisé, il arrive à se plaquer au sol pour figurer une carpette, un tapis, pour vous seul. Et tous les deux, du coup vous éclatez de rire, Carpy et vous….

                                                                              *

Pour suivre le chemin

. Retrouver le bull-dog anglais sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Bulldog_anglais  

. TGV Magazine, juillet-août 2012, en page 53

. Citotel, groupe hôtelier réunissant maintenant 300 hôtels en France et dans le reste de l’Europe, à voir sur http://www.citotel.net/  que vous pouvez aussi retrouver sur https://www.facebook.com/hotelcitotel  avec Carpy en petit cliché sur la gauche de l’écran…

. Cliché Elisabeth Poulain

 

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Du petit homme au petit chien > Qui dit quoi à qui? > Memory for Life

22 Janvier 2016, 17:07pm

Publié par Elisabeth Poulain

Samsung-microSD, Memory for Life, petit chien-petit garçon, Courrier International, n°1232, Cl1/2. Elisabeth Poulain

Samsung-microSD, Memory for Life, petit chien-petit garçon, Courrier International, n°1232, Cl1/2. Elisabeth Poulain

Le hasard fait bien les choses. Je subodore plutôt que ce sont notre cerveau et nos yeux associés qui repèrent tout à coup des choses qu’ils n’avaient absolument pas vues avant, alors même qu’il - le cerveau - fonctionne à peu près correctement. Seulement il applique un principe de précaution fondamental pour éviter de tout voir, tout analyser… sous peine d'exploser en plein vol sous la charge.

Rien qu’en matière de publicité, on calcule que la « pression publicitaire » varie entre 500 et 2000 publicités « vues » par jour ou qui impactent votre regard fut-ce involontairement. Un chiffre qui varie énormément selon les sources, les modalités de vie, l’intérêt qu’on porte à la publicité... Quant à savoir toujours distinguer ce qu’est une publicité d’une information, cela devient franchement difficile…« Mais revenons plutôt à nos moutons », bien que je ne veuille pas du tout vous parler  d’un mouton ou de plusieurs mais d’un chiot – le petit chien – et d’un jeune garçon, pour une publicité récente de 2014 pour une carte mémoire, Memory for Life, Samsung micro SD.

On y voit les deux héros qui sont d’abord le jeune garçon dont la tête doit être deux fois plus grosse que celle du jeune chien. Leurs couleurs de cheveux et de poil sont synchronisées, avec deux grandes différences toutefois qui portent sur leur longueur  et leur douceur. Le Ier prix est remporté par l’adorable jeune cocker ; on a envie de lui tapoter la tête, ce qui n’est pas le cas pour le jeune garçon qui a une bonne  tête sympathique mais pas au point d’y passer les mains. Il est déjà trop grand pour qu'on puisse se permettre cette familiarité.

Samsung-microSD, Memory for Life, petit chien-petit garçon, Courrier International, n°1232, Cl2/2. Elisabeth Poulain

Samsung-microSD, Memory for Life, petit chien-petit garçon, Courrier International, n°1232, Cl2/2. Elisabeth Poulain

Le jeune garçon est très curieux. Il voudrait bien faire ami-ami avec le toutou, en cherchant à accrocher son regard, pour le rassurer « tu vas voir, tout va bien se passer, ne t’inquiète pas, je suis là ». C’est là où la publicité se révèle être un art difficile, parce que le jeune chien semble un peu, beaucoup… terrorisé par la situation. « Qui est ce grand qui vient me voir sous son nez ? Et pourquoi veut-il faire ami avec moi ? Qui sont tous ces gens qui tournent autour ? »

Pour bien établir le lien de la mémoire à vie, la forme d’une carte mémoire Samsung est tracée en blanc de façon à lier les deux nez, celui de Sam, le jeune garçon et celui de Sung le jeune cocker qui vont grandir ensemble… C’est donc une petite histoire d’amitié entre un jeune garçon et un tout jeune chien qui se noue devant vos yeux. Le scénario est intéressant, dommage à mon goût que l’enfant n’ait pas été plus jeune, avec encore les rondeurs d’un petit d’homme, pour correspondre à ce bébé chiot, sans avoir besoin de parole, uniquement avec le regard…plus qu’avec le nez peut-être !

                                                                          *

Pour suivre le chemin

. Le visuel publicitaire « Memory for Life de Samsung microSD » par Samsung est paru en pleine page 12 de Courrier International, n° 1232 du 12 au 18 juin 2014, www.samsung.com/memorycard 

. La pression publicitaire, à voir sur http://www.definitions-marketing.com/definition/pression-publicitaire/  

. La surabondance - ou la véritable imprégnation informationnelle - sans distinction entre pub et info et vice et versa, sur http://digital-society-forum.orange.com/fr/les-forums/555-13._publicite__lattention_mise_sous_pression  

. La locution « Revenir à ses moutons » vient de  la pièce de théâtre,  La Farce de Maître Pathelin, publiée pour la première fois en 1485  sur https://fr.wiktionary.org/wiki/revenons_%C3%A0_nos_moutons  

. Photo Elisabeth Poulain à partir du visuel.

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Du chien à l'homme > Qui dit quoi à qui? La Pub La Voix de son Maître

20 Janvier 2016, 18:41pm

Publié par Elisabeth Poulain

Nipper, le fox-terrier, La Voix de son Maître, Publicité RCA, Cl1/2. Elisabeth Poulain

Nipper, le fox-terrier, La Voix de son Maître, Publicité RCA, Cl1/2. Elisabeth Poulain

Un drôle de titre, comme souvent. Il s’agit cette fois-ci de voir quels sont les ressorts de quelques publicités qui jouent sur l’attachement que la personne humaine, quel que soit son âge et son genre, porte au chien en l’occurrence. Il est certainement l’animal le plus cher au cœur des gens, pas le chat qui est pourtant cité quasiment ex-aequo. Une des raisons vraisemblablement est que le chat ne joue pas de rôle social qui puisse se voir, alors que le chien exige d’aller en promenade. Promener son chien est la première activité journalière  évoquée par les urbains adultes en forme et  qui ont encore quelques disponibilité en terme de temps.   

Le chien est le plus souvent montré comme un double de l’Homme, qui à son tour se reconnait en lui. On entend parfois des « maîtres » dire de leur chien, « oui, ce chien est bien parce qu’il est le mien. C’est normal, je l’ai bien éduqué ». Le lien descendant est alors direct. Dans un second temps, l’intéressant est de montrer ensuite la réaction du chien, en tant qu’animal très proche de l’Homme, écoutant son maître, du moins c’est ce qu’on suppose.   

L’intérêt des publicitaires est d’inverser la relation pour  montrer  l’importance du chien dans la relation humaine, qui joue un rôle prononcé de miroir avec des dialogues visuels extrêmement prononcés. Le  miroir du conte de Charles Perrault demande « dis-moi que je suis la plus belle » se transforme en un « re-dis-moi que tu m’aimes ! ». Il n’en reste pas moins que la relation va de la personne au chien. Cette fois-ci pour intéresser le lecteur ou celui qui verra le visuel publicitaire, c’est le chien qui est le plus souvent le véritable héros, à quelques exceptions près où le chien ne jouera qu’un rôle figuratif à l’image d’un meuble dans une pièce.  

Nipper, le fox-terrier, La Voix de son Maître, Publicité RCA, Cl2/2. Elisabeth Poulain

Nipper, le fox-terrier, La Voix de son Maître, Publicité RCA, Cl2/2. Elisabeth Poulain

Une des plus belles publicités est celle qui a été faite en 1920 pour « Radio Corporation of America » par deux entrepreneurs convaincus en 1919 de l’avenir de l’industrie du son. Une année plus tard un de leurs ingénieurs Franck Conrad put capter et diffuser les résultats par radio de l’élection présidentielle du 3 novembre 1919, qui vit le candidat républicain W. G. Harding être élu. C’est à la suite de cet évènement à la fois politique, technologique et socialement très important pour une nation qui s’était engagée dans la guerre qu’on put entendre en direct ces actualités diffusées en direct. Parallèlement les deux associés fondèrent l’entreprise Pathé Marconi, avec pour image emblématique un fox-terrier, Nipper, en train d’écouter la radio. Il regarde bien le fond du haut-parleur en cuivre et acier fixé sur socle en bois marqué Victor pour y reconnaître avec beaucoup d’attention « His Master’s Voice » fidèlement traduit en français par « la Voix de son Maître ». Il prend garde à ne pas y mettre son museau. Sait-on jamais?

Ce dessin publicitaire est si précis qu’on dirait une photo d’un fox-terrier surpris à écouter avec attention cette voix humaine. Il est issu d’une peinture qui a été faite au tout début de l’aventure de Pathé-Marconi et de RCA. Le second atout de cette publicité, outre le chien, très bien saisi, concentré sur ce qu’il entend, est d’avoir fait le lien avec le maître dont il est censé reconnaitre la voix. La preuve en est que l’ensemble s’appelle « La voix de son maître ». Une dénomination qui a échappé au monde publicitaire, au point qu’elle est passée dans le langage courant. Un modèle de psychologie canine tout autant qu’humaine…et pour les fox-terriers, un incroyable satisfecit de fidélité et d’endurance.

C’est l’exemple le plus célèbre d'un chien qui écoute avec attention la voix supposée de son maître. Il essaie de comprendre ce qui se passe. Quant à ce Victor, dont la signature apparait en gros sur le socle en bois, c’est tout simplement de marque du haut-parleur. Il n’y a pas dedans un autre chien qui s’appellerait Victor ! Et la personne qui parle n'est pas son maître, et le tout fait que c'est quand même bizarre...

 

Chien Nipper, La Voix de son maître-wikipedia-Johnson623

Chien Nipper, La Voix de son maître-wikipedia-Johnson623

Pour suivre le chemin

. Voir « Le siècle des Echos, 1908-2008, Cent ans de Créations » dans l’année 1920 en page 22 ; ce numéro spécial des Echos est une pépite.

. Retrouver Nipper le chien sur un disque de « His Master Voice » –HMV- https://commons.wikimedia.org/wiki/File:HMV_record.JPG  

. L’histoire plus complète et bien compliquée de Pathé Marconi qui eut Nipper écoutant Victor, gravé sur la socle du hqaut-parleur comme mascotte sur http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/collections/dossiers-thematiques/publicite-et-graphisme/marques-et-personnages/pathe-marconi  

. Voir aussi un texte concis et clair sur http://www.chiens-online.com/nos-fiches-nipper-premier-chien-superstar-de-la-pub--fiche-2245-page-1.html  avec une très jolie photo d’un fox-terrier essayant d’attraper une grosse bulle de savon dans sa bouche…

. Voir de nombreuses et différentes versions intéressantes de Nipper, La Voix de son Maître sur http://www.ebay.com/bhp/his-masters-voice  

. Le fox terrier sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Fox-terrier  

. Photos Elisabeth Poulain et wikipedia, Johnson623       

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Le bestiaire de la pub, la cigogne, le vin de Listel & la Camargue

15 Janvier 2016, 17:54pm

Publié par Elisabeth Poulain

Listel gris-Grain de Gris-La Vigne dans les Sables-Pub-LeFig-Mag-2004.04.30-Cl1/2. Elisabeth Poulain

Listel gris-Grain de Gris-La Vigne dans les Sables-Pub-LeFig-Mag-2004.04.30-Cl1/2. Elisabeth Poulain

Le visuel. Il date de 2004, au moins en ce qui concerne sa parution, le 30 avril, plus précisément dans le Figaro Magazine en double page pour bien marquer le lancement estival de ce vin rosé à l’approche des beaux jours.  Une jolie façon de lier ce rosé à la chaleur promise de l’été a été de choisir un ciel centré sur différentes teintes de rose, rose-orange, avec un peu de rouge et une prédominance de violet dans le fond. Dans ce ciel, plane une colonie de cigognes  qui forme globalement un V, avec un peu de désordre en haut et vers le bas du V.  Ce sont elles les stars du visuel qui occupe deux pleines pages du magazine, avec bien sûr aussi la vigne qui se déploie en dessous dans un vert un peu trop foncé à mon goût, avec une ligne de pins parasol à l’horizon.   

Plusieurs grosses grappes de raisin, avec trois feuilles bien vertes, se détachent clairement sur le côté gauche en bas.  Mais ce sont surtout les cigognes qui captent vraiment l’attention.  Elles ont pris possession de ce ciel rose. Elles sont vraiment magnifiques, avec leur cou et leurs pattes si longues, qu’on a presque tendance à oublier leurs ailes déployées aux plumes noires. Evidemment elles volent vers la bouteille de vin rosé « Listel Gris, Grain de Gris » avec ce slogan « La Vigne dans les Sables ».  

Listel gris-Grain de Gris-La Vigne dans les Sables-Pub-LeFig-Mag-2004.04.30-Cl2/2. Elisabeth Poulain

Listel gris-Grain de Gris-La Vigne dans les Sables-Pub-LeFig-Mag-2004.04.30-Cl2/2. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Retrouver le site de la marque sur http://www.listel.fr/#  , avec ce « vin de sable », qui titre 12,5°. Il  a maintenant pour nom « Sable de Camargue ». Plusieurs cépages entrent dans son assemblage. Citons le Grenache, le Cinsault, le Merlot et le Cabernet. Il doit être servi à 6°- 8°.

. Voir l’article sur les vins de Listel sur http://www.dico-du-vin.com/l/listel-domaine-du-midi-lune-des-plus-anciennes-marques-de-vin-de-france/  

. Retrouver des informations pour un vin de « couleur saumonée » datant de 2012 ; c’est un vin casher « Sable de Camargue » qui est qualifié de « Grain de gris ». Il doit être un descendant de celui de 2007. Il est décrit comme étant « tendre et plaisant » pouvant accompagner tout le repas.

. Photo Elisabeth Poulain

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Styles de Pub > Paysage de poteau électrique > France-Info

11 Janvier 2016, 14:44pm

Publié par Elisabeth Poulain

Pub France Info-Courrier International-2014-01-16, Cl 1/3. -Le-Poteau- Elisabeth Poulain

Pub France Info-Courrier International-2014-01-16, Cl 1/3. -Le-Poteau- Elisabeth Poulain

Le titre. Il s‘agit aujourd’hui de commencer à vous parler des poteaux, toutes sortes de poteaux en béton bien sûr, mais aussi des poteaux en bois, ces bons vieux poteaux  électriques ou de télécommunication, avec des fils forcément électriques, tels qu’on en voyait encore il y a plusieurs décades partout ou presque en France. Ceux que vous allez découvrir, visiblement ont résisté à la vague de l’enfouissement des réseaux. Et cela à notre époque où on sait poser sur des centaines de milliers de kilomètres au fond des océans des câbles capables de transmettre toutes les liaisons numériques entre les continents. Ouf, une phrase presqu’aussi longue que la distance entre deux poteaux, que je ne connais pas, même en ligne droite. J’imagine que la réponse est : « ça dépend du terrain, des courbes, des obstacles…»

Imaginez. Vous êtes dans une voiture, confortablement installée à côté de la conductrice. Vous décidez de photographier l’espace dans lequel se voient la terre, le ciel, avec ou non des portions de route par devant ou sur le côté, des arbres et des maisons parfois, mais pas toujours. Sur les plateaux, souvent il n’y rien d’autre, en particulier l’hiver quand la terre a été labourée, le ciel changeant…Seuls restent alors les poteaux, avec un peu d’herbe à leurs pieds. Et là vous redécouvrez  la magie de ces bons vieux poteaux qui prennent au fil du temps pour certains un petit coup de vieux. Une façon peu élégante de dire qu’ils sont parfois mais rarement  penchés. En réalité, j’ai eu et j’ai toujours beaucoup de difficulté à trouver LE bon poteau penché un jour de lendemain de tempête, à une exception près.   

Pub France Info-Courrier International-2014-01-16, Cl 2/3. -Le-Poteau- Elisabeth Poulain

Pub France Info-Courrier International-2014-01-16, Cl 2/3. -Le-Poteau- Elisabeth Poulain

Ce poteau à fort pouvoir d’attraction photographique. Il est sans conteste penché, par le vent, le poids des câbles, le temps qui passe, les chocs qu’il a subis éventuellement du fait des tracteurs…En d’autres termes et très clairement, plus il est incliné, plus il attire la photographie. J’en veux pour preuve ce visuel de publicité qui doit être maintenant utilisé depuis plusieurs années. Il s’agit d’une publicité de France Info, qui a pour slogan, « L’Info à Vif » - en noir sur fond jaune - paraissant notamment dans Courrier international. Il me souvient avoir vu cette photographie « plein écran », où le visuel occupait presque tout l’espace, avec un tout petit texte. Preuve en est que cette photo est une vraie réussite durable. On y voit un homme en marche vu de dos, sur une route où rien ne se passe, avec seulement des nuages dans le ciel, le bitume sur la route et… ce poteau-béton vraiment penché vers la route…Avec ma loupe, je distingue sur ce cliché (6cm de large sur 6,9 de haut) deux-trois fils qui pendent du haut du poteau sur le côté droit, dans le champ. Visiblement il y a eu récemment une tempête. En atteste aussi l’état de la clôture qui a dû en voir beaucoup. Le reporter s’y rend à pied, avec ses sacs de matériel, ses caméras, ses appareils photos…, sa veste roulée en boule à la main droite, se dirigeant vers la source de l’information, pour recueillir l’avis des habitants sur la tempête.

C’est un cliché où il ne se passe rien et pourtant que l’on n’oublie pas. Il n’y a rien de notable, aucun paysage intéressant, seulement un homme en marche qui va quelque part pour faire quelque chose… Seul le poteau qui penche, dans le même sens d’ailleurs que le poteau de clôture, donne du sens. Il a dû y avoir une tempête - pour preuve les fils qui pendent – et le journaliste va chercher l’info, quitte à y aller à pied, malgré le poids de son lourd « barda ». Et c’est beau. Il se passe quelque chose. Pour ma part, j’ai toujours pensé à l’Australie, l’endroit du monde où il est le moins possible de marcher à pied au regard des distances …sauf en centre-ville. Et il faudrait voir aussi à quoi ressemblent leurs poteaux béton. Pour le bois on verra après...

Pub France Info-Courrier International-2014-01-16, Cl /3. 3-Le-Poteau- Elisabeth Poulain

Pub France Info-Courrier International-2014-01-16, Cl /3. 3-Le-Poteau- Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Courrier International, p.10, n° 1211, 16 au 22 janvier 2014

. Barda, équipement militaire https://fr.wiktionary.org/wiki/barda  

. Voir une photo de poteau électrique en plein milieu d’une route en devenir sur http://www.deco.fr/actualite-deco/461464-deplacer-ligne-electrique-genante.html  

. Photo Elisabeth Poulain

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N comme Nana, une fleur à la place de sa tête pour une Twingo

21 Décembre 2015, 17:58pm

Publié par Elisabeth Poulain

Pub Twingo. ouverture d'esprit automatique, carte postale, Cl1/2 Elisabeth Poulain

Pub Twingo. ouverture d'esprit automatique, carte postale, Cl1/2 Elisabeth Poulain

C’est une carte publicitaire pour une Twingo, faite par une grande agence de communication à une date inconnue, parce qu’elle ne figure nulle part. C’est une première bonne raison. La seconde est que le verso a été ré-utilisé par un brocanteur pour faire sa propre pub. Et qu’il m’a fallu sortir une loupe pour essayer de voir si je voyais à travers ses mentions fortement encrées. Le monde est mal fait.

C’est une Femme-Fleur, que cette Nana-là. Pour qu’on en soit vraiment sûr, l’agence de com lui a enlevé tout simplement la tête, pour la remplacer par une grande fleur, si grande qu’elle mange visuellement ses épaules jusqu’à ses mi-bras. Comme de juste, elle est rose, la fleur-tête-à-Nana, avec un cœur de fleur presque rouge avec au centre un pompon noir, cerclé d’orange, me dit ma loupe. Quelle sophistication !

Forcément, pour qu’on la repère tout de suite, elle s’est garée à un endroit franchement interdit. Je ne vous conseille pas d’essayer. Ce doit être près de la Place d’Iéna en descendant l’avenue du Président Wilson, devant le Musée d’Art moderne, à Paris. Cette femme-fleur sans tête ne conduit pas bien sûr. Elle est nonchalamment adossée à sa Twingo d’un  jaune adouci, avec le bras droit appuyé sur la vitre, la jambe droite tendue tandis que la gauche repose sur la pointe dans ses tennis blanches.

Nulle autre voiture ne la croise, nul passant ne déambule sur le large trottoir, personne sauf un photographe qui passait par là... C’est le plein hiver. Les arbres  près de l’entrée du métro dans le fond du cliché ont perdu leurs feuilles. C’est normal, « twingo. ouverture d’esprit automatique », comme il est marqué dessus.  A l’arrière, on découvre les vertus « Développement durable » de cette Twingo Oasis. J’arrive à lire « émission de CO2 138 g/km ». Et ça me fait rire!      

Pour suivre le chemin

. Voir l’article de base dans wikipedia, avec les différentes « collections », les versions  https://fr.wikipedia.org/wiki/Renault_Twingo_I   Sans rien garantir, il se pourrait que ce soit une « 4e collection » datée de 1998.

. Retrouver une autre Femme-Fleur cette fois-ci dans la voiture avec un look époustouflant (c’est peu dire =  qui n’a rien d’une vraie automobiliste), dans le 4è visuel présenté, sans date, dans http://www.caradisiac.com/photos-article/La-saga-Renault-Twingo-en-photos-1993-2007-et-Nouvelle-Twingo-15256.htm

. Publicité Publicis.

. Photo Elisabeth Poulain

Pub Twingo. ouverture d'esprit automatique, carte postale Cl.2/2 Elisabeth Poulain

Pub Twingo. ouverture d'esprit automatique, carte postale Cl.2/2 Elisabeth Poulain

Nulle autre voiture ne la croise, nul passant ne déambule sur le large trottoir, personne sauf un photographe qui passait par là... C’est le plein hiver. Les arbres près de l’entrée du métro dans le fond du cliché ont perdu leurs feuilles. C’est normal, « twingo. ouverture d’esprit automatique », comme il est marqué dessus. A l’arrière, on découvre les vertus « Développement durable » de cette Twingo Oasis. J’arrive à lire « émission de CO2 138 g/km ».

Pour suivre le chemin

. Voir l’article de base dans wikipedia, avec les différentes « collections », les versions https://fr.wikipedia.org/wiki/Renault_Twingo_I  Sans rien garantir, il se pourrait que ce soit une « 4e collection » datée de 1998.

. Retrouver une autre Femme-Fleur cette fois-ci dans la voiture avec un look époustouflant (c’est peu dire = qui n’a rien d’une vraie automobiliste), dans le 4è visuel présenté, sans date, dans http://www.caradisiac.com/photos-article/La-saga-Renault-Twingo-en-photos-1993-2007-et-Nouvelle-Twingo-15256.htm  

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Bestiaire de la pub 1967, le chien et Fixo-Flex, Paris-Match

20 Décembre 2015, 16:08pm

Publié par Elisabeth Poulain

Pub 1967, Paris-Match-17juin-Bracelet-montre-Fixo-Flex-le chien, Cl1/3. Elisabeth Poulain

Pub 1967, Paris-Match-17juin-Bracelet-montre-Fixo-Flex-le chien, Cl1/3. Elisabeth Poulain

Fixo-Flex tout de suite. Il s’agit d’un bracelet montre métallique extensible qui a constitué en son temps, en 1967, un symbole de ‘la modernité’. Les hommes ne portaient plus un banal bracelet montre en cuir. Ils avaient un Fixo-Flex extensible, beaucoup plus pratique. Il n’était plus nécessaire le matin de viser le trou percé  dans le cuir du bracelet dans lequel insérer l’aiguille. La publicité - radio me semble-t-il- jouait beaucoup sur la sonorité de fixofixoflex, que beaucoup s’entrainaient à prononcer vite sans se tromper. Essayer, vous allez voir que ce n’est pas si facile et du coup, vous mémoriserez de façon certaine cette création phonique. 

Le chien. C’est vraisemblablement un ratier, un dur au poil dur, blanc, gris et noir ou brun qui se pose  vraiment des questions pour savoir ce qu’on lui fait faire là, à tirer de toutes ses forces sur le bracelet extensible. Il n’en pense pas moins, mais comme il est brave, il veut bien. Son regard pourtant doute de l’efficacité de l’humour utilisé par le publicitaire D&G F 10. Il doit faire semblant de tirer de toutes ses forces sur le bracelet fixé à l’autre bout de la page, si fort que la page en papier cédera  bien avant le bracelet si « résistant, extensible, irrésistible. » C’est un bracelet qui existe en plus pour homme, femme et enfant. Quant à l’homme il peut aussi s’offrir un bracelet-montre Mini-Fixo-Flex… »

En 1967 en France, on  pressentait déjà l’importance de la publicité visuelle, en plus de la publicité phonique. Comment rendre sympathique ce bracelet articulé de métal, froid par définition comme le métal dont il est fait. Pour cela, il fallait d’abord  chercher à donner de la vie à ce visuel publicitaire, comme on ne disait pas à l’époque. L’idée a été si bonne qu’elle a été au départ utilisée aux Etats-Unis, pour rendre particulièrement vivant et attractif des objets modernes « froids » toujours présentés dans leur dimension innovante : placer l’animal le plus sympathique aux yeux des êtres humains en héros premier du message. Ce héros  a un nom, c’est le chien.

Dans ce visuel, le chien est placé en haut dans une position arque-boutée  sur l’effort qu’il doit faire  pour retenir à lui ce bracelet qui s’étire sans casser sur presque trois fois sa propre longueur à lui, le chien. La composition ne lui rend pas hommage, lui en haut, la montre au bas du milieu haut, avec un texte long au-dessus et à côté de lui qui se sent écrasé, ni vraiment le complément en bas à gauche du papier qui s’est déchiré. Tout comme les deux petites photos de détail, qui montrent des Mini-Fixo-Flex pour les Jeunes.  

Pub 1967, Paris-Match-17juin-Bracelet-montre-Fixo-Flex-le chien, Cl2/3. Elisabeth Poulain

Pub 1967, Paris-Match-17juin-Bracelet-montre-Fixo-Flex-le chien, Cl2/3. Elisabeth Poulain

Les textes. Le plus important est situé en haut, au-dessus de la tête du chien , c’est le ressort qui explique la photo-montage : « Avant que cette annonce ne disparaisse / complètement, regardez la vite, car le / papier ne résistera plus très longtemps à ce traitement insolite…En réalité, nous / avons essayé de vous démontrer que le / seul vainqueur, celui qui ne risque / vraiment rien, c’est FIXO-FLEX/ fixo-flex, le bracelet-montre / résistant, e-x-t-e-n-s-i-b-l-e ! Irrésistible ! » Ensuite, à hauteur de la tête du chien « Fixo-Flex pour hommes et pour femmes /Et maintenant Mini Fixo-Flex pour les jeunes » Tout en bas à gauche du papier déchiré, vient l’humour « …mais si Papa s’intéresse, lui aussi aux fusées, voitures de course, avion et guitares…/ Il ne lui est pas interdit de s’offrir un bracelet-montre Mini-Fixo-Flex

Retenons l’effort de novation publicitaire de la marque dans ce numéro de Paris-Match qui ne comporte aucune autre publicité avec un animal. On trouve seulement deux animaux en dessin humoristique (p.119). L'autre chien est celui du dessin humoristique signé Coco, où l’on voit un homme lisant son journal - son chien à ses côtés - et sa femme, du genre harpie gueularde, sortant de sa cuisine en hurlant « cesse de dire ‘oui chérie’ à chaque fois que le chien aboie ! ». Les trois dessins de la page sont clairement peu amènes pour la gente féminine, le troisième en dessous montre un homme coincé dans un canapé entre sa femme d’un côté et sa belle-mère (peut-être) de l’autre, où la première déclare à la seconde « ne crois-tu pas qu’André voudrait placer un mot ! »

L’étonnant à nos yeux de 2015 est l’importance de la publicité dans ce magazine grand format, et la forte prépondérance de la publicité pour homme. Cette double page 110 et 111 grand format en porte trois, avec une page entière à gauche nous présentant le ventre et le nombril d’un homme utilisant « le Ier rasoir électrique Sunbeam à tête chercheur international » et sur l’autre page des chaussures tressés à la main de marque Heyraud, qui montrent le pied gauche d’un mocassin « Andorre » et l’autre d’une chaussure à lacet pour pied gauche « Los Angeles », en cuir tressé toutes les deux. "Souplesse, finesse, légèreté sont le signe de la chaussure de notre temps », avec un fleuret d’escrimeur pour lier les deux. Le visuel avec le chien se situe entre les deux sur une demi-page. En commun, ces trois visuels possèdent l'univers masculin et la ligne descendante qui va de la gauche en haut, vers la droite en bas, la ligne des mains et le nombril pour le premier visuel, la ligne du bracelet pour le second et le fleuret pour le 3è. En matière de publicité, il faut toujours voir l'environnement proche et en particulier les autres visuels qui voisinent avec celui que l'on analyse. Il y a parfois des voisinages qui "tuent" une pub. ce qui n'est pas le cas ici.

Ce numéro de Paris-Match est consacré à la guerre éclair menée par Israël sur le Canal de Suez, avec des photos de guerre. Quant au chien, je dois dire qu’il m’interroge encore. Sa présence n’est que complémentaire au texte qui reste prépondérant. La période voulait que le texte prime sur la photo. ce qui n'est plus le cas maintenant. Par contre Fixo-Flex avait déjà à l’époque réussi sa percée publicitaire, son nom est toujours connu, mais pas forcément grâce à ce visuel…On trouve encore maintenant plusieurs sites vendant des bracelets montres Fixo-Flex…

Pub 1967, Paris-Match-17juin-Bracelet-montre-Fixo-Flex-le chien, Cl3/3. Elisabeth Poulain

Pub 1967, Paris-Match-17juin-Bracelet-montre-Fixo-Flex-le chien, Cl3/3. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Paris-Match, n° 949, 17 juin 1967, 1,20 FRF, 142 pages grand format 34 x 26,2cm, avec un grand remerciement à Edith Dutru, qui était bouquiniste à Angers. C'est elle qui m'a donné ce magazine.

. Tout savoir sur les bracelets montre sur le bracelet et le fermoir http://www.chronotempus.com/guide/bracelet-montre/ http://blog.chic-time.com/infos-fermoirs-montres/  

. Ce billet fait partie de la série « Le bestiaire de la pub » et « Bestiaire de pub » sur ce blog, avec notamment http://www.elisabethpoulain.com/2015/11/le-bestiaire-de-la-pub-le-pingouin.html  www.elisabethpoulain.com/.../bestiaire-de-la-pub-le-chat-la-souris-castor ... www.elisabethpoulain.com/article-le-bestiaire-de-la-pub-volkswagen-la -... www.elisabethpoulain.com/.../l25-le-bestiaire-de-la-pub-le-brochet-et-le www.elisabethpoulain.com/2015/12/bestiaire-de-pub-vodka-grey-goose-le-vol-des-oies-sauvages-l-anjou.html   

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Style de Pub > Nana, la tête pleine d’oiseaux, de fleurs, papillons..

19 Décembre 2015, 09:38am

Publié par Elisabeth Poulain

Pub TGV, SNCF, LeFigaroMagazine-2005.09.03, Cl. Elisabeth Poulain

Pub TGV, SNCF, LeFigaroMagazine-2005.09.03, Cl. Elisabeth Poulain

A partir de 25 Euros comme vous le promettait ce visuel publicitaire de la SNCF en 2005, « prenez le  TGV sur plus de 900 trajets et à ce prix-là repartez ». C’était le conseil de la compagnie ferroviaire dont le slogan était « prenez le temps d’aller vite… ». Pour mettre en lumière cette idée, l’agence de publicité TBWA-Paris a choisi une très jolie jeune femme qui rêve les yeux fermés. Un léger sourire adoucit son visage, sa tête légèrement penchée vers le côté gauche, elle rêve.

Sous la puissance de cet état d'apresanteur, couplé à la vitesse silencieuse du TGV, son rêve se matérialise en oiseaux et papillons, fleurs et feuilles…qui s’échappent de sa tête. Toutes ces représentations animales ou végétales ont la couleur et la texture de ses cheveux. Le fond du cliché est gris léger, qui va s’éclaircissant au fur et à mesure du mouvement qui suivent les oiseaux and co, de droite vers la gauche, dans une ligne de fuite très fine.

Le visuel est très réussi dans ses couleurs, sa composition et sa disposition dans l’espace. Notre regard glisse de droite vers la gauche, dans le sens inverse de la lecture plus bas. Une façon très simple et toujours efficace d’attirer le regard et de retenir l’attention en provoquant un télescopage de mouvements. Le bandeau de texte est écrit en noir, gris moyen et gris plus léger pour rester dans le ton.

Pub TGV, SNCF, LeFigaroMagazine-2005.09.03, Cl. Elisabeth Poulain

Pub TGV, SNCF, LeFigaroMagazine-2005.09.03, Cl. Elisabeth Poulain

Reste à voir l’association entre la belle jeune femme, la légèreté des hirondelles, des colombes, des grues au long cou, des oies… de quelques papillons géants, de feuilles et de fleurs de petite taille qui forment comme une envolée qui poursuit sa tête, avec même une petite branche de lierre pour faire l’arrondi du bas… A quoi rêvent les jeunes femmes qui prennent le TGV pour se reposer ? Vous le savez maintenant…Pour elles, aucun souci professionnel, ni préoccupation familiale…rien, au contraire… dans un train qui se présente sous l'image d'une belle jeune femme. Le TGV se décline au féminin... 

Un mot ou plutôt quelques-uns pour parler du procédé utilisé par le créateur du visuel. Il est connu et utilisé dés  lors qu'il s'agit de montrer le mouvement ou la vitesse. C'est ce qu'a fait par exemple dans une très belle création Peter Anderson, un graphiste et designer origionanire de Belfast, vivant à Londres, pour un cheval dont la crinière blonde est entremêlé de mots anglais. Le nom de cette campagne publicitaire "Horse"  

                                                                        *

Pour suivre le chemin . Visuel paru dans Le Figaro magazine du 03.09.2005, Spécial Vin,  en page 17 . Agence TBWA-Paris sur http://www.tbwa-paris.com/live  , qui appartient au n°2 mondial de la publicité, dont le siège est à New York. 

. Retrouver "Horse" dans un recueil des meilleurs visuels graphistes existant au monde, une véritable bible pour tous les créateurs, à voir dans "All Men are Brothers" (2007), le meilleur du graphisme contemporain dans le monde, une édition et concept de Jianping He, Shanghai sur www.hesign.com , Projet d'édition maomao (Barcelone-Espagne) sur www.maomaopublications.com

. Sur ce thème de la femme et de la pub, voir en particulier sur ce blog trois billets, que sont                      "Styles de Pub, ce que les Femmes et les Hommes ont dans la tête" sur http://www.elisabethpoulain.com/article-styles-de-pub-ce-que-la-femme-et-l-homme-ont-dans-la-tete-121431846.html

N de Nana, La Tête à l’envers sur http://www.elisabethpoulain.com/article-n-de-nana-la-tete-a-l-envers-des-chateaux-plein-les-mirettes-123686791.html  

N comme Nana, Ce que les femmes portent sur la tête dans http://www.elisabethpoulain.com/article-n-comme-nana-ce-que-les-femmes-portent-sur-la-tete-un-canape-roset-120265236.html  

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Style de Pub 1927 > Une Delahaye automobile > Vie à la Campagne

30 Septembre 2015, 14:43pm

Publié par Elisabeth Poulain

Publicité Delahaye automobile, Vie à la Campagne, n° 288, 1 juin 1927, Cl.1-3 Elisabeth Poulain

Publicité Delahaye automobile, Vie à la Campagne, n° 288, 1 juin 1927, Cl.1-3 Elisabeth Poulain

Ce visuel est irrésistible. Vous allez en juger. Cette publicité est tellement admirable, qu’elle défie le temps, au point d’éclipser, par son impact, le style actuel des publicités de voitures, quelle qu’en soit la marque,  actuellement en France. Avec tout fois un point commun que je ne vous dévoilerai que plus tard. Un peu de suspense ne nuit pas.

Vie à la Campagne, Vie au Grand Air réunies n°288, 1er juin 1927. C’est un magazine très étonnant qui avait pour ambition de parler à un lectorat d’un nouveau genre, totalement hybride, quasiment bicéphale. Le profil type peut être présenté de cette façon rapide : c’est un homme cultivé qui s’intéresse à la terre au point non seulement d’y vivre mais aussi et surtout aussi d’y établir son lieu de travail en en faisant son outil tout en valorisant son capital. Ce citadin transplanté, ce néo-rural –un terme qui n’existait pas -  chef d’entreprise rurale, devait être formé aux techniques toutes nouvelles de la mise en valeur de la terre, des techniques de labourage, d’ensemencement, de récoltes, d’élevage…C’est ce que vous montre par exemple ce dessin probant pour augmenter la rentabilité à l’hectare d’un champ de blé…que j'ai réussi à placer à la fin de l'article.  

Vie au Grand Air réunies, n° 288, 1er juin 1927. C’était l’objectif dual de ce magazine incroyablement « moderne », qui était de  former ce citadin en lui apportant les connaissances dont il avait besoin pour développer son exploitation agricole, tout en lui donnant  les clés pour se  ressourcer en menant une «  Vie au Grand Air ». N’oubliez pas la date, 1927, une année qui était dans un entre-deux dont on ne connaissait comme toujours que le passé, 9 ans après la fin de la seconde guerre contre l’Allemagne, qui avait laissé la France dans un triste état. N’oubliez jamais la guerre de 1870 dans le décompte.

Publicité Delahaye automobile, Vie à la Campagne, n° 288, 1 juin 1927, Cl.1-3 Elisabeth Poulain

Publicité Delahaye automobile, Vie à la Campagne, n° 288, 1 juin 1927, Cl.1-3 Elisabeth Poulain

En 1927, on commençait à nouveau à regarder vers l’avenir, comme le montre l’essor des sciences de la terre et de l’agriculture en particulier. On commençait aussi au niveau européen, en particulier depuis quelques décades en Allemagne et en pays de langue allemande, à penser en termes de liens très positifs entre la nature bienveillante, qui était l’émettrice de ces bonnes ondes, et l’homme qui était le récepteur naturel de ceux-ci, à condition qu’il ait déjà intégré la connaissance. Une vision intéressante et très positive de la relation entre le monde, la nature et le genre humain. On ignorait bien sûr la Grande Crise qui allait survenir moins de deux ans après.

1927, le lien entre l’homme, la voiture et l’Art nouveau. L’homme et son lien avec la voiture était aussi déjà non seulement inscrit dans l’histoire, mais faisait déjà l’objet de superbes publicités dotées d’un pouvoir d’attraction absolument fabuleux. Surtout si vous y ajoutez la puissance de fascination de l’Art Nouveau. Sa dénomination résume bien l’explosion culturelle qui eut lieu entre 1920 et 1930 en particulier en Europe, en 1925 dans tous les domaines en particulier artistique et plus particulièrement aussi architectural et graphique. L’Exposition universelle des arts décoratifs de 1925 en est un témoignage fort, tout comme le graphisme mis au service de l’art publicitaire.

La Delahaye, une automobile de grand prestige. Elle est située tout en haut de la page au verso de la couverture. La hauteur lui est naturelle, elle n’est pas en bas, elle domine, au contraire d’autres… Ses portes sont fermées, comme si elle était en haut d’une montagne. Le chemin qui y mène est droit. Il suffit au regard d’emprunter le chemin qui est ce superbe tapis rouge dont la largeur visuelle au bas de la voiture est très exactement aussi large que la voiture est longue. Pour renforcer l’effet de hauteur, le tapis est renforcé par un effet visuel résultant de l’impression de voir un autre tapis par-dessous, plus large que le premier.

 

Publicité Delahaye automobile, Vie à la Campagne, n° 288, 1 juin 1927, Cl.3-3 Elisabeth Poulain

Publicité Delahaye automobile, Vie à la Campagne, n° 288, 1 juin 1927, Cl.3-3 Elisabeth Poulain

La voiture ressort en beige crème, la couleur actuelle du papier qui a jauni au fil de ses presque 90 années d’âge. Elle est entourée d’un halo rouge brun foncé qui ressemble fort à la couleur de la sous-couche du tapis. On aperçoit très bien le volant situé sur le côté gauche, comme je l’ai vu dans un cliché d’un autre modèle de la marque. Son nom écrit en gros caractères en arrière pour ne pas freiner son allure ni sa vitesse, ne serait-ce qu’en pensée. Rien, aucun détail d’aucune sorte ne distrait la vision, qui part du nom de la marque en haut à gauche, qui survole la longue et belle automobile, redescend le tapis pour arriver dans le panneau explicatif ; qui met la marque en valeur, avec son adresse, « 10 rue du Banquier, Paris »

Ne me demandez pas maintenant quel est ce modèle de belle automobile comme on disait à l’époque. Le terme de voiture n’intéressait personne. La seule évidence est que c’est un modèle de grand prestige, comme en témoigne le symbole très fort du tapis rouge qui mène « en haut de l’affiche » pour reprendre la formule d’une chanson célèbre de Charles Aznavour en 1960 « Je me voyais déjà en haut de l’affiche, avec mon nom qui s’étalait… » Après ce demi Z que vous avez tracé avec vos yeux, la rencontre se fait avec le rectangle qui est une véritable fenêtre sur cette marque, vous y trouvez son nom, son adresse, 10, rue du Banquier, Paris, le logo qui est figuré par la calandre et son texte d’accompagnement « Une marque de confiance » et en dessous les champs de compétences que sont les « Voitures de Tourisme, Véhicules industriels, Matériel mécanique d’Incendie ».

Il me reste pour finir à vous indiquer la dernière ligne de force de la composition qui vous donne le sens de lecture et d’appropriation, à savoir le gros liseré d’encadrement rouge en hauteur et en largeur à partir de ce coin inférieur gauche . Synthèse visuel. Votre regard a formé un triangle qui part du rectangle vertical du bas à gauche, qui monte par le tapis, traverse la voiture vue de profil, traverse la marque et redescend vers le panonceau de l’intitulé. C’était en 1927, un moment de l’histoire où le terme même de marketing n’existait pas, celui de publicité guère plus – on parlait d’annonces – mais où on savait déjà que l’on retenait bien mieux un beau dessin qu’un long texte.

C’était déjà la mise en application des codes épurés de l’univers du Luxe. Le secret commun à (presque) toutes les publicités portant sur des voitures pour homme est que la puissance de fascination de ces très belles machines est telle qu’elles – les voitures – chassent tout, paysage compris. C’est la mise en application du syndrome de « Moi, seul maître de l’univers, même si j’ai un chauffeur qui fait partie de la voiture…».

 Vie à la Campagne, n° 288, 1 juin 1927, dessin de chevaux dans champ blé, Cl. Elisabeth Poulain

Vie à la Campagne, n° 288, 1 juin 1927, dessin de chevaux dans champ blé, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Vie à la Campagne, Vie au Grand Air réunies, Hachette, prix du n° 5 Fr, page 2, n° 288, 1er juin 1927

. Delahaye à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Delahaye  

. L’Art nouveau https://fr.wikipedia.org/wiki/Art_nouveau  

. Les années d’entre-deux guerres https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cennie_1920_en_arts_plastiques  

. L’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, Paris, 1925 https://fr.wikipedia.org/wiki/Exposition_internationale_des_Arts_d%C3%A9coratifs_et_industriels_modernes 

. Retrouver succinctement l’histoire de la marque sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Delahaye https://translate.google.fr/translatehl=fr&sl=de&u=https://de.wikipedia.org/wiki/Automobiles_Delahaye&prev=search   . Voir quelques automobiles anciennes, mais pas la Delahaye, sur http://anciennes-automobile-club-loiret.fr/index.php/1920-Vehicules-de-1920-a-1940/id-menu-1.html?back=1

. Charles Aznavour dans un site très intéressant de l’INA http://fresques.ina.fr/jalons/fiche-media/InaEdu04748/charles-aznavour-je-m-voyais-deja.html

. Photos d'après la publicité pleine page parue au recto de la couverture du magazine+ le dessin des chevaux passant dans "un champ de blé épié": quand l'écartement entre les rangées de blé est plus large, le rendement est meilleur au point d'atteindre 100 quinteaux à l'hectare!  C'est en page 213, la première page commençant à 211.

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