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Le Blog d'Elisabeth Poulain

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Le jaune MAS en pétillance 1 > La couleur mode > Hip, hip, hourra !

15 Octobre 2015, 08:20am

Publié par Elisabeth Poulain

Volkswagen jaune-wikipedia, grue, camionnette, pont et cyclistes jaunes, Cl. Elisabeth PoulainVolkswagen jaune-wikipedia, grue, camionnette, pont et cyclistes jaunes, Cl. Elisabeth PoulainVolkswagen jaune-wikipedia, grue, camionnette, pont et cyclistes jaunes, Cl. Elisabeth Poulain
Volkswagen jaune-wikipedia, grue, camionnette, pont et cyclistes jaunes, Cl. Elisabeth PoulainVolkswagen jaune-wikipedia, grue, camionnette, pont et cyclistes jaunes, Cl. Elisabeth Poulain

Volkswagen jaune-wikipedia, grue, camionnette, pont et cyclistes jaunes, Cl. Elisabeth Poulain

Oui, je sais, pétillant n’est pas un mot usuel.  Mais je viens de vérifier, le terme existe. Pétillance vient bien de pétiller, comme un vin de Champagne qui vient d’être versé dans un verre. Plein de bulles qui font plaisir à voir et à entendre, ce vin  pétille de joie. Bien qu’un peu plus chargé de densité de couleur, ce jaune-là est vraiment pétillant. Au point qu’on se surprend à en voir partout. Pour MAS, il va vous falloir attendre un peu pour que je vous dise ce que c’est.  Ou plutôt, je vais vous laisser des indices tout au long de ce billet. Vous verrez qu’à la fin du billet, vous direz « mais bien sûr, c’est évident ! »

Le déclencheur. C’était un samedi après-midi où je marchais, sans mon appareil photo à la main. Erreur, mon regard a été attiré, comme scotché sur une moto jaune sublissime garée devant une maison. Comprenez mon étonnement, moi qui n’ai jamais regardé vraiment une moto. A la limite, je sais que c’est un deux-roues à moteur, d’un poids atroce, qui fascine les hommes… et c’est à peu près tout. Hello Steve Mc Queen, ce grand fan de motos qui aurait aimé les jaunes !

Ce jaune-moto a provoqué chez moi un déclic étonnant. Je me retrouve à voir du jaune partout, dedans, dehors, en ville, à la campagne, pour beaucoup d’usages de la vie, au point qu’il est urgent que je fasse ce billet pour enlever le post-it qui est collé dans un coin de mon cerveau, avec ce message « et le jaune alors ? Alors c’est pour bientôt ? » Et la réponse est « oui, c’est maintenant. » Mais cette moto jaune là, je l’ai trouvé si fascinante, que je me suis étonnée d’en chercher d’autres ensuite dans la rue, en vain, malheureusement.

Une seule moto jaune pourtant m’aurait suffi pour prendre la photo. Il m’a fallu aller sur le net pour la retrouver, c’est une Susuki. C’était sur les conseils d’un chauffeur routier à qui je demandais si je pouvais photographier son camion jaune. C’est lui qui m’a donné l’information. Selon lui, toutes les motos Susuki étaient jaunes. C’est une bonne application de l’adage « quand on aime, on ne compte pas » ; il y en aussi des noires mais peu importe, il reste que cette moto jaune est fabuleuse. Du coup, j’ai vu beaucoup de camions jaunes en particulier sur l’autoroute.

Moto jaune Susuki GS500-wikipedia Doug Boyd 2006, cycliste, camionnette Poste, voiture, Cl. Elisabeth Poulain  Moto jaune Susuki GS500-wikipedia Doug Boyd 2006, cycliste, camionnette Poste, voiture, Cl. Elisabeth Poulain
Moto jaune Susuki GS500-wikipedia Doug Boyd 2006, cycliste, camionnette Poste, voiture, Cl. Elisabeth Poulain  Moto jaune Susuki GS500-wikipedia Doug Boyd 2006, cycliste, camionnette Poste, voiture, Cl. Elisabeth Poulain

Moto jaune Susuki GS500-wikipedia Doug Boyd 2006, cycliste, camionnette Poste, voiture, Cl. Elisabeth Poulain

Le transport est traditionnellement un grand consommateur de jaune, à commencer ceux des boîtes aux lettres dans la rue et ceux de la poste. S’y ajoutent comme naturellement, des camions de travaux publics, ceux du transport européen de marchandises…

Qui dit moto, voit aussi un camion, pense carte, et y ajoute le train, ou plutôt la gare quand vous y allez attendre une amie le soir. Et ce que vous remarquez en premier ce sont les automates de délivrance de billets qui ont tous une partie jaune ou sont totalement jaunes. Le design associe en effet la couleur tout aussi bien à la forme en elle-même.

Gare, automate distribution de billets, carte routière Michelin, post-it de jaunes divers, Cl. Elisabeth PoulainGare, automate distribution de billets, carte routière Michelin, post-it de jaunes divers, Cl. Elisabeth PoulainGare, automate distribution de billets, carte routière Michelin, post-it de jaunes divers, Cl. Elisabeth Poulain

Gare, automate distribution de billets, carte routière Michelin, post-it de jaunes divers, Cl. Elisabeth Poulain

Quant à la voiture, plusieurs décades ont pourtant été nécessaires aux automobilistes pour avoir le plaisir aujourd’hui de conduire des voitures jaunes. Celles que j’ai vues tout récemment sont plutôt des petites et moyennes gammes, sans que je puisse en tirer une règle. Il doit bien y avoir en France des grandes voitures jaunes aussi.

 

France Ouest, vélo jaune en partie, camion aux cache-roues jaunes, camion jaune, Cl. Elisabeth Poulain France Ouest, vélo jaune en partie, camion aux cache-roues jaunes, camion jaune, Cl. Elisabeth Poulain France Ouest, vélo jaune en partie, camion aux cache-roues jaunes, camion jaune, Cl. Elisabeth Poulain

France Ouest, vélo jaune en partie, camion aux cache-roues jaunes, camion jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Sous mes yeux actuellement, trois jaunes me font de l’œil, à savoir le surligneur, un petit post-it sur lequel j’ai inscrit un truc que je ne devais pas oublier, mais je ne sais plus à quoi cela correspond et les Pages jaunes de la Poste française qui vous indiquent les adresses des abonnés au téléphone par lieux et professions du département où vous êtes.

Du coup, je pense aussi aux cartes routières ; je retrouve la région de Champagne jointe à celle des Ardennes sur une vieille carte Michelin de 1995, avec des caractères figurant en bleu. Un peu plus loin se trouvent outre des grands Post-it « Super sticky » achetés en Belgique et un bâton de colle UHU stic fabriqué en Allemagne. Plus loin dans un sac, un petit porte-monnaie de plastique jaune orné d’une superbe chauve-souris noire, qui voisine avec un cendrier de poche.

Sardines à l'huile, English Mustard Colman's, Cl. Elisabeth PoulainSardines à l'huile, English Mustard Colman's, Cl. Elisabeth Poulain

Sardines à l'huile, English Mustard Colman's, Cl. Elisabeth Poulain

Passons maintenant par la cuisine où se trouve de la Hot English Mustard Powder en boîte jaune ornée de la tête d’un taureau ou d’un bœuf, pour ceux qui aiment la viande. La moutarde Amora colore aussi en jaune ses couvercles de bocaux de moutarde. Il faut y ajouter un filet de pommes de terre, sur lequel est collé un grand stick qui sert de grande étiquette pour des pommes de terre du Val de Loire.

Pour ceux qui préfèrent le poisson, les sardines grillées offrent un certain choix dans leurs boîtes jaunes, avec trois modèles qui sont « les sardines à l’huile d’olive « Les Dieux », « La Douarneniste pour des sardines frites à l’huile » et les « Parmentier pour des sardines grillées sans huile ». Cette dernière boîte, la plus récente, est celle aussi qui joue le plus avec une très chaude et très réussie couleur jaune, alors même qu’elle ne contient aucune huile - jaune - ajoutée. Les Dieux présentent un jaune qui tire un peu sur du vert que l’on retrouve en liseré sur le pourtour de la boîte et la Douarneniste est un portrait très réussi en noir et argenté d’une jeune dame bretonne qui porte la coiffe traditionnelle, sur fond jaune.

Packaging de pommes de terre du Val de Loire, Publicité pour un camion de frites, Cl. Elisabeth PoulainPackaging de pommes de terre du Val de Loire, Publicité pour un camion de frites, Cl. Elisabeth Poulain

Packaging de pommes de terre du Val de Loire, Publicité pour un camion de frites, Cl. Elisabeth Poulain

La pharmacie familiale ne recèle que deux médicaments très connus à packaging jaune, le Doliprane 1000, du paracétamol en comprimés et un tube de désinfectant de Bétadine 10% de gel.

Il me reste à vous parler des boissons, sans ou avec sucre, que sont la boîte boisson Energy Dark Dog, à base de guarana et « la paille » spéciale Schweppes pour faire j’imagine des mélanges cocktails. Pour le sucre, la pêche est maigre : une sucette ronde reste dans mon panier, ainsi qu’une boîte de pastilles de zen naturel de marque Rescue !

Des packagings jaunes, sur un sac Conran Shop, vers l'an 2000, Cl. Elisabeth Poulain

Des packagings jaunes, sur un sac Conran Shop, vers l'an 2000, Cl. Elisabeth Poulain

Et il reste un jaune pas encore célèbre à vous citer qui est désormais le Jaune Minion qui est la nouvelle couleur agréée par Pantone, qui lui a attribué le nom des trois petits personnages «Moi, Moche et Méchant ». Il est sensiblement moins vif, moins chaud et que ceux que j'ai sélectionnés pour ce billet ; quant à celui présenté dans l’article de wikipedia, il parait un peu plus terne, que la teinte que l’on découvre sur le site de Pantone.

En conclusion de ce billet, notons cette cette grande variabilité de la couleur jaune, en faisant des photos d’une photo, avec à chaque des différences, que l’on peut observer aussi selon la sensibilité d’une personne, le moment de la journée, le lieu, les personnes à côté de vous... « Les mille et une nuances de la couleur jaune » aurait pu être aussi un bon titre. Quant à MAS que je n’oublie pas, je vais enfin vous dire ce que signifie cet acronyme que je viens d’inventer ; il signifie « Mobilité, Accessibilité, Services ». Surtout n'oubliez pas de prononcet le A en accentuant son poids, pour ne pas le confondre avec le mas provençal. C’est-y pas beau, ça !

Pour suivre le chemin . Ce nouveau jaune « Minion » est la dernière couleur désormais agréé par Pantone ; à voir sur http://www.pantone.com/pci/minion-yellow  . Photos Elisabeth Poulain, sauf pour le cliché paru dans wikipedia.

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Le chien tourneur > Compagnon de travail de l’ouvrier cloutier > Photo

23 Mai 2015, 15:31pm

Publié par Elisabeth Poulain

L'ouvrier cloutier et son chien, Ardennes, carte postale, début XXe siècle, Cl. Elisabeth Poulain

L'ouvrier cloutier et son chien, Ardennes, carte postale, début XXe siècle, Cl. Elisabeth Poulain

Un titre un peu abscons qu’il faut donc décrypter. Ce billet porte sur un chien, sans nom et sans race, qui a bien existé.  Preuve en est qu’il a pu être photographié pour en faire une carte postale. Il est cité en tant qu’ « aide de l’ouvrier ». J’ai préféré dans le titre parler de compagnon, une dénomination très valorisante et porteuse de sens, tant le compagnonnage  a eu et a encore d’importance sous d’autres formes dans l’histoire du monde ouvrier au sens large. De même, la dénomination de chien tourneur n’existe pas non plus. C’était le chien du cloutier tout simplement, avec certainement un petit nom que son maître lui avait donné. Mais on ne le connaîtra jamais. 

Ce chien-là noir au poitrail à la tache blanche ainsi qu’aux pattes avant blanches est de taille moyenne. Il ne peut ni être trop grand, ni trop petit ou avec des pattes trop courtes. En clair, ce ne peut être un saint-bernard ou un teckel…Comme tout compagnon, il est ardent au travail et fidèle. Il sait que son travail est indispensable et ne se pose donc pas de question. Ce n’est pas le rôle attendu d’un chien, seulement d’être travailleur et dur à la peine. Pour ça, il a un bon exemple. Il lui suffit de regarder son maître, une tache plus difficile à faire qu’à dire, comme vous allez vous en apercevoir.

Cette photo du début du XXe siècle, sans année précise malgré la présence d’un timbre, montre les deux compagnons en situation de travail. Ils se tournent le dos. Le chien est situé en bas dans la partie gauche du cliché. Il nous regarde droit dans les yeux. On les voit briller d’étonnement tant la présence du photographe a dû lui paraître bizarre dans un univers aussi ritualisé et axé entièrement vers le travail.

L'échoppe de  l'ouvrier cloutier et son chien, Ardennes, début XXe siècle, Cl. Elisabeth PoulainL'échoppe de  l'ouvrier cloutier et son chien, Ardennes, début XXe siècle, Cl. Elisabeth Poulain

L'échoppe de l'ouvrier cloutier et son chien, Ardennes, début XXe siècle, Cl. Elisabeth Poulain

Son travail, parlons en justement. Le chien marche toute la journée, comme l’ouvrier fabrique des clous, sans compter son temps. Il porte son poids vers l’avant de façon à faire tourner l’avant d’une grande roue revêtue d’un rebord sur lequel il se tient, coincé entre le fond qui est une plaque de métal et les deux barres fixées au bord du rebord qui se croisent en assurant la fixation de l’ensemble. L’objectif est de fournir de l’énergie « pour activer le soufflet de la forge ». C’est la raison pour laquelle il doit avoir la bonne taille, l’endurance et la fidélité à son maître, car tous deux devaient avoir de dures journées, peut-être pas tous les jours, mais quand même.

Le travail de l’ouvrier cloutier consiste, comme son nom l’indique, à fabriquer des clous à la main à l’unité, en utilisant l’énergie que lui procure la roue tournée par un homme ou par un chien. On parle d'une « roue à homme » ou de « roue à chien » comme c’est le cas ici, comme si l'un égalait l'autre. C'est impressionnant dans les deux situations. L’autre cas de figure - plus favorable - est de mettre à profit l’énergie hydraulique mais qui n'est pas toujours possible.

Pour suivre le chemin

. La carte postale est une création « Winling, Charleville. » Elle est revêtue d’un timbre à 5 c. Son titre figure en bas à gauche « Vallée de la Semoy. Le Cloutier – Fabrication de clous à la main. Industrie à peu près complètement disparue. Au fond, un chien, aide de l’ouvrier, tourne une roue pour activer le soufflet de la forge. » Le commentaire est le suivant « Une boutique de cloutier au début du siècle. Aujourd’hui cet artisanat a complètement disparu. »

. Elle est à retrouver en page 36 de l’ouvrage « Ardennes » publié aux Editions Richesse de France, par le Conseil général des Ardennes, avec en plus l'apposition d'un tampon "offert par le Conseil général", 1984.

. On peut voir partie du cliché, datant de 1908, dans l’ouvrage,  à vendre sur le site qui suit sur http://www.delcampe.ch/page/item/id,0194699305,language,F.html  qui indique aussi que la photo montre l'échopppe du cloutier. 

. Le métier de cloutier, à retrouver sur http://www.genealogie.com/v2/genealogie-en-ligne/ancien-metier.asp?id_metier=42, le seul site qui parle en tant que tel de ce métier.   

. Voir l’article sur le compagnonnage sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnonnage  (qui n’inclut pas le cloutier en tant que tel) ainsi que le profil « compagnon » du forgeron http://fr.wikipedia.org/wiki/Forgeron  . On pourrait alors se poser la question s’il s’agit d’un ouvrier (salarié) ou d’un artisan (à son compte), la différence viendrait de son mode de rémunération. L’ouvrage du Conseil général d’Ardennes ainsi que la carte postale citent « l’ouvrier ».

. Voir le Conseil départemental des Ardennes aujourd'hui sur http://www.cd08.fr/ardennes/decouverte/trois-ardennes    

. Cliché Elisabeth Poulain

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Photos aléatoires > Les couleurs de la nuit, sur l’autoroute 1

22 Mai 2015, 17:02pm

Publié par Elisabeth Poulain

Paris, L'Etoile, La Défense, les couleurs de la nuit, Cl. Elisabeth PoulainParis, L'Etoile, La Défense, les couleurs de la nuit, Cl. Elisabeth PoulainParis, L'Etoile, La Défense, les couleurs de la nuit, Cl. Elisabeth Poulain

Paris, L'Etoile, La Défense, les couleurs de la nuit, Cl. Elisabeth Poulain

Ce billet est consacré à l’univers de la nuit, aux lignes et aux couleurs qui se dégagent en roulant sur l’autoroute. L’ambiance est très spéciale. Un autre univers se forme sous nos yeux, dans une ambiance très particulière qui diffère profondément de ce qu’interprète l’œil qui a l’habitude de tout « traduire ». La photo recrée une autre réalité, qui surprend. Je précise tout de suite que cette pratique de la photo de nuit sur l’autoroute ne peut se faire que lorsqu’on est assis à côté de la conductrice ou du conducteur et surtout pas en conduisant.

Paris la nuit est toujours une fête pour la vue, surtout quand il a plu. Tout brille à commencer par les pavés. Les couleurs des lumières jaunes des lampadaires crée une continuité de lignes de couleurs, qui est entrecoupée par des couleurs autres tels que le rouge, le bleu dans des formes singulières, parfois sur de grands espaces, le plus souvent en traits discontinus de par l’effet de la vitesse.

Paris, La Défense, les couleurs de la nuit, Cl. Elisabeth Poulain. Paris, La Défense, les couleurs de la nuit, Cl. Elisabeth Poulain. Paris, La Défense, les couleurs de la nuit, Cl. Elisabeth Poulain.

Paris, La Défense, les couleurs de la nuit, Cl. Elisabeth Poulain.

L’atmosphère de la nuit profonde. Il était aux environs de minuit. Il y avait très peu de voitures sortant de Paris à cette heure-là sur l’A-13. Peut-être était-ce dû à la fermeture nocturne du tunnel sous la Défense qui nous avait fait « perdre » une partie de la circulation dans la traversée de cette zone en surface.

Le contraste paysager a certainement joué aussi en faveur de l’accentuation entre le « désordre » perceptible visuellement en surface, du fait notamment des travaux, en contraste avec l’ordre normalisé régnant sur l’autoroute et l’attente de retrouver un univers familier la nuit.

Sortie de Paris, les couleurs de la nuit, par l'autoroute A 14, Cl. Elisabeth PoulainSortie de Paris, les couleurs de la nuit, par l'autoroute A 14, Cl. Elisabeth PoulainSortie de Paris, les couleurs de la nuit, par l'autoroute A 14, Cl. Elisabeth Poulain

Sortie de Paris, les couleurs de la nuit, par l'autoroute A 14, Cl. Elisabeth Poulain

La nuit était franchement noire et le temps très calme. Nulle bruine, ni brouillard ne gênaient la vision. Nous laissions derrière nous le halo lumineux qui coiffe Paris même au printemps. La vision se réduisait aux quelques lumières hors la ville qui surgissaient à la vue un bref instant.

Le retour sur l’autoroute s'est fait  sur  une route brillante à la lumière jaune qui saisit tout le paysage, suivie peu après par des blocs de couleur jaune éteint et une vue bizarre comme la nuit sait en produire.

L'univers de la nuit, les couleurs argent et or  de la nuit, sur l'autoroute, Cl. Elisabeth PoulainL'univers de la nuit, les couleurs argent et or  de la nuit, sur l'autoroute, Cl. Elisabeth PoulainL'univers de la nuit, les couleurs argent et or  de la nuit, sur l'autoroute, Cl. Elisabeth Poulain

L'univers de la nuit, les couleurs argent et or de la nuit, sur l'autoroute, Cl. Elisabeth Poulain

Surgit ensuite la séquence principale qui constitue le moment identitaire fort de cette nuit. Si je devais résumer l’entrée dans ces univers de couleur, je penserai à la dominante « silver » de la sortie de la Défense du fait des panneaux vitrés qui la bordent, du jaune « gold » du tunnel et de la merveille que constituent ces traits de couleurs variées, que j’appelle des « frisotti de couleurs de lumière ».

Le climax, l’apogée de l’éclat des couleurs se fait à l’arrivée au poste de péage. Il y a là tant de lumières de couleurs différentes, qui se présentent en forme si triomphante qu’on a l’impression d’être accueilli comme un héros qui célèbre une victoire, alors qu’on ne fait que passer un péage, comme quoi payer peut être une explosion de couleurs pour les yeux. En contraste la galerie couverte éclairée qui traverse l’autoroute un peu plus loin est un modèle de sobriété réussi.

 

L'autoroute, la nuit, les couleurs et lignes, le poste de péage, la galerie couverte, Cl. Elisabeth Poulain L'autoroute, la nuit, les couleurs et lignes, le poste de péage, la galerie couverte, Cl. Elisabeth Poulain

L'autoroute, la nuit, les couleurs et lignes, le poste de péage, la galerie couverte, Cl. Elisabeth Poulain

Et pour terminer cette fête visuelle, voici quelques exemples de « frisotti de couleurs de lumière » saisis pendant le voyage, en jouant sur le temps de pause et en remerciant la conductrice pour sa patience.

Pour suivre le chemin

. Retrouver l’A14 avec le tunnel sous la Défense, actuellement en travaux la nuit sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Tunnel_de_Nanterre-La_D%C3%A9fense  

.L’A13 Paris-Rouen-Le Havre sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Autoroute_A13_(France)#/media/File:France_A13.svg

. Photos Elisabeth Poulain

Les couleurs de la nuit sur l'autoroute, les frisottis de lumière en couleurs, Cl. Elisabeth PoulainLes couleurs de la nuit sur l'autoroute, les frisottis de lumière en couleurs, Cl. Elisabeth Poulain

Les couleurs de la nuit sur l'autoroute, les frisottis de lumière en couleurs, Cl. Elisabeth Poulain

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La ville & l’animal > Le furet à Bruxelles, Fécamp…Et pourquoi pas ?

29 Janvier 2015, 12:01pm

Publié par Elisabeth Poulain

 

Juste une question d’habitude, oui absolument. Pourquoi toujours ne voir que des chiens en laisse. On s’en lasse ! Oh, non, c’est faux tant les propriétaires de chien font preuve d’imagination dans la recherche de races de chien peu connues. En quelques après-midi à des points stratégiques de promenade humaines et canines, on peut vraiment presque faire le tour du monde !  

Furets-Bruxelles-centre2

Commençons par le commencement, le furet, qui n’est franchement pas parmi les quatre pattes les plus connus pour arpenter les trottoirs de nos villes, au bout d’une laisse. Il  est important de le dire tout de suite pour bien mettre l’accent sur le furet-animal de compagnie, par différence avec le furet de chasse et avec la fouine, une cousine, par exemple, dont l'instinct sauvage est assez prononcé. 

Ce nouvel animal de compagnie fait partie de la grande famille des Mustelidés qui vise aussi la belette, l’hermine et le vison. Il est très en vogue aux Etats-Unis, au Japon et en Europe sans précision supplémentaire. Il aime, parait-il, faire trois activités, manger, dormir et jouer, sachant que pour vous, ce sera quasiment du plein temps. Il  faut le sortir de sa cage 3 heures par jour, en le surveillant constamment, car le drôle n’a qu’une envie : c’est d’aller voir ailleurs. Dans le logement, c’est possible, dehors non attaché, cela ne l’est pas. Il est donc hors de question de le laisser seul au jardin. Il s’en échapperait.  

Les deux exemples de furets en ville dont je vais vous parler concernent le premier Bruxelles, la capitale  belge,  et le second Fécamp, une ville littorale du Nord de la France qui est située  quelques dizaines de kilomètres au-dessus du Port du Havre.

Furets-Bruxelles-centre1

. La rencontre de Bruxelles. Elle s’est faite sur un trottoir, pas tout à fait nez à nez mais presque, car les furets étaient chacun dans les bras de leurs maîtres. Ceux-ci m’ont expliqué qu’ils préféraient ne pas les laisser marcher par terre. Ils étaient encore trop jeunes et il y avait trop de monde sur le trottoir. Ils étaient très attachés à  ces petites bêtes. Ils en avaient déjà eu par le passé et clairement l’absence de furet à la maison se faisait sentir. Pour que leur furet ne s’ennuie pas en leur absence, ils en avaient pris deux. Il y avait maintenant à nouveau deux jeunes qui s'entendaient bien et la vie était belle. Les personnes étaient vraiment charmantes et nous avons eu beaucoup de plaisir à pouvoir échanger avec elles et partager leur plaisir de s'occuper à nouveau de ces petits animaux. Du plaisir au cube en quelque sorte: chacun le sien, en couple avec les deux furets et avec les passants.  

Furet-Fécamp-boutique2   

. La « rencontre » visuelle de Fécamp a eu lieu alors que le furet venait de rentrer dans une boutique, marchant en laisse tenue par son maître, qui m’a autorisé à prendre son furet en photo. Visiblement tous alentour connaissaient et le maître et l’animal qui semblait très à son aise, familier de l’endroit. Et lui a été autorisé à entrer dans le magasin pendant plus loin un chien attendait avec sa maîtresse que l’autre membre du couple sorte de la pharmacie de la rue Alexandre Legros. Dans ce cas, il n’y a pas eu de rencontre proprement dite dans la mesure où le maître du furet n’avait ni l’envie ni le temps de répondre à quelques questions. Et visiblement, il tenait à montrer qu’il traitait  son furet comme il l’aurait fait avec un petit teckel, tout en sachant forcément que ce n'était pas le cas. Du furet au second degré en quelque sorte, dans le style: j'ai un animal que personne d'autre que moi possède et je fais comme si cela était banal. C'était intéressant parce que c'était aussi vraisemblablement une façon d'habituer l'animal à sortir et à voir d'autres personnes.  

Chien-Fécamp-rue-Alexandre-Legros       

Quoi qu'il en soit, avant de vous lancer dans la présence d’un furet à la maison, lisez bien tout ce qui vous pourrez sur le Net et n'oubliez jamais que c’est vous qui serez au service de votre petit quadrupède de compagnie. En commençant surtout et d'abord par devenir un bon dresseur capable de dresser ce petit carnivore qui aurait tendance à mordre s’il n’a pas été …habitué à ne pas le faire.

Une bonne façon de devenir un bon maître de furet est toujours de se rappeler que le furet de chasse n’est jamais bien loin du NAC – nouvel animal de compagnie- sympa qui vous fait du charme pour que vous jouiez avec lui . Et que la chasse dont il était question dans les siècles passés était celle au lapin de garenne pour permettre au chasseur-homme ou femme de nourrir sa famille et celle qui visait les rats dans les navires avant leur départ vers des courses lointaines, dans le but de conserver disponible la nourriture pour les marins et non pas au profit des nuisibles. On sait aussi que de nombreuses îles de l’hémisphère sud ont vu ainsi tout leur écosystème anéanti par une prolifération de rats ayant débarqué des navires telle qu’on n’a pas encore trouvé aujourd'hui de solution efficace et écologiquement acceptable pour les éradiquer.           

Pour suivre le chemin

. En apprendre plus sur le furet avec http://pavillon-rongeurs.fr/new/les-animaux/presentation-des-especes/le-furet/

. Pour une étude plus approfondie, voir aussi http://wamiz.com/rongeurs/furet-4 et http://furet.comprendrechoisir.com/comprendre/dressage-furet

. Photos Elisabeth Poulain, à retrouver dans "Bestiaire de Voyage 2" à l'intérieur de l'album- mère du même nom, mais sans n° 

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Le Syndicat des Animaux & la Levrette > Henriot > L'Illustration 1920

14 Janvier 2015, 18:32pm

Publié par Elisabeth Poulain

     

Ou le bestiaire du désaccord. Telle pourrait être le titre de cette bande dessinée qui se déroule sur deux bandes horizontales avec six cartouches à chaque fois en avant-dernière page de ce numéro du 24 janvier 1920. Henriot, le dessinateur de l’Illustration n’a vraiment pas choisi la facilité pour dire ce qu’il lui était difficile à dire seulement avec des mots.  Alors il a choisi d’illustrer une vraie histoire qui a un début et une fin, avec six textes et au-dessus pas moins de 17 animaux - et un de plus qui parlent pour demander, s’interrompent, protestent, revendiquent avec chacun ses raisons, chacun pour soi, sans jamais se parler vraiment entre eux.

DSC07668

Le syndicat des Animaux regroupe 17 animaux où la levrette citée à la fin occupe une place toute à fait particulière.  

La période de l’histoire. Nous sommes au début de l’année  1920. L’année 1919 n’a pas été facile à vivre. Certes la guerre était officiellement terminée depuis la signature de l’Armistice le 11 novembre 1918. Certes, le Traité de Versailles s’ensuivit. Il fonda la SDN –la Société des Nations – dont le siège fut fixé à Genève, avec en premier objectif l’installation et l’organisation de la paix. Sachant que si faire la guerre est difficile à mener et encore plus à gagner avec une organisation sans faille, autant le retour de la paix nécessite de trouver encore plus d’énergie et de finesse humaine, chacun devant avoir de l’intelligence pour tous, avec une vision du groupe, en espérant que le voisin fera de même. Ou plutôt qu’il en fera un peu plus que soi et surtout travaillera au service du groupe, en ne jouant pas solo… !

Revenons à cette séance du « syndicat des animaux » qui se passe la nuit au Jardin des Plantes à Paris. Le fascinant est que cette petite histoire recèle une profonde réalité humaine, chacun venant  à une réunion de travail de groupe pour fonder ensemble  un vrai syndicat collectif, pour ne parler que de ses revendications à soi. Comme si la somme de volontés individuelles faisait un tout profitant à tous! Fascinant de voir combien les animaux nous ressemblent !

= La première séquence du Syndicat des Animaux 1920

. 1. Le lion, qui préside et ouvre la réunion, commence par déclarer qu’il renonce à son titre de « Roi des Animaux », car il ne veut « plus d’esclaves. ». Il n’y a donc plus de pilote dans l'avion!

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. 2. La vache, suivie de son grand veau,proteste contre la double peine dont ils font l’objet, on leur donne moins de fourrage à manger et on vend leur lait plus cher « 80cts » !

. 3. L’oie, avec ses petits oisons en arrière, proteste bruyamment contre « l’engraissement barbare » dont elle fait l’objet pour hypertrophier son foie qu’on revend « 30 francs la livre. »

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. 4. Arrive un collectif, auquel vous n’auriez pas pensé,  composé du cochon, du chat et de l’agneau.

. 4.1. Le cochon demande « la suppression du réveillon. »

. 4. 2. Le chat veut « le retour du mou de veau », ce qui entraîne une vive protestation du veau en retour.

. 4. 3. L’agneau exige de bénéficier des « lois de protection de l’enfance. »

. 5. Le rat ne s’oublie pas. Avec ses deux autres compères, il veut apporter la peste en Europe (il oublie de dire qu’il l’a déjà fait, soit dit entre nous) « pour compléter l’œuvre des bolchevistes.  »

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. 6. Un collectif du Gibier se présente au nom de la grande famille qui la compose (lièvre, canard, bécasse, cerf...). La délégation s’exprime en faveur de « la suppression de la chasse, plaisir des riches », ce qui veut dire très clairement que les pauvres en sont exclus.

= La seconde séquence du Syndicat des Animaux 1920

. 7. Arrive le coq fier comme un coq, qui demande à ce qu’on n’appelle plus les poules des Poules, une appellation qu’ « on donne à certaines personnes du sexe » à leur demande expresse !

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. 8. C’est au tour du cheval de voiture, le cheval de fiacre de protester ; il exige « la journée de 4h », comme le cheval de course.

. 9 .  Le Grand-Duc revendique de changer de nom, le sien évoquant « fâcheusement la tyrannie des tsars ! »  

DSC07673

. 10 . Arrive un trio très improbable.

. 10.1. La girafe a froid à son long cou, malgré son cache-col ; elle veut du « charbon pour son appartement. »

. 10.2. L’ours lui répond  que « M. Claveille ( ?) lui monte le cou .» ---) La réponse est non-compréhensible par des cerveaux de 2015 !  

. 10.3. Les cochons d’Inde - qu’on ne voit pas – protestent contre « les tortures de la vivisection. » 

. 11. L’escargot est tout content ; à proprement parler, il n’exige rien si ce n’est « la poursuite des inondations et de la pluie. »

. 12. 1. Le chien de guerre arrive à la fin, assis par terre,  il occupe une case et demie. On le voit d’abord seul et triste avec l’escargot en voisin; pour lui remonter le moral, il y a mieux. Ca ne va pas fort. On comprend pourquoi dans la dernière cartouche. Il aperçoit soudain une ennemie de classe, celle qu’il appelle la levrette au paletot alors que lui le chien de guerre, qu’on appelait aussi « un poilu, n’a même pas de pain et ça depuis au moins cinq ans. » 

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. 12.2. C’est « la levrette au paletot » qui qui justifie toute l’histoire. Elle, elle n’a pas fait la guerre, elle a toujours eu chaud  avec son paletot…Et c‘est comme ça que se termine la réunion du syndicat des animaux, par la lutte des classes.

Voici maintenant le texte de « La levrette au paletot », écrit en « parigot » - la langue populaire parlée des Parisiens-   la comptine très triste datant de 1888 d’Auguste de Châtillon (la retraduction en français est en italiques):     

Y' a-t-y rien qui vous agace // Comme un' levrette en pal'tot, // Quand y' tant d' gens su la place // Qui n'ont rien à s' mett' su l' dos. // Réécriture pour le traducteur automatique: N'y a-t-il rien qui vous agace// comme une levrette en paletot (= avec un manteau)? // Quand il y a tant de gens en ville // qui n'ont rien à se mettre sur le dos!   

J'ai l'horreur de ces p'tit's bêtes, // J'aim' pas leurs museaux pointus. // J'aim' pas ceux qui ont leurs têtes // Pass' qu'iz ont des pardessus.// J'ai horreur de ces petites bêtes// Je n'aime pas leur museau pointu // Je n'aime pas ceux qui ont leur tête// parce qu'ils ont des pardessus//  

Ça vous prend un p'tit air rogue! // Ça vous r'garde avec mépris! // Parlez-moi d'un bon bould'dogue, // En v'la-z-un qui vaut son prix.// Ca vous prend un petit air rogue // Ca vous regarde avec mépris // Parlez moi d'un bon bouledogue // en voila un qui vaut son prix.//

Pas lui qu'on encapitonne! // Il a comm' moi froid partout;// Il combat quand on l'ordonne.// Et l'aut' prop' à rien du tout! On l'encapitonne // Ce n'est pas lui qu'on encapuchonne. //Il a comme moi froid partout. //Il combat quand on lui ordonne // Et l'autre propre à rien du tout // C'est lui qu'on encapitonne (protéger du froid comme on emmaillotte un bébé).

Ça m' fait suer quand j'ai l'onglée, // D'voir des chiens qu'ont un habit // Quand, par les temps de gelée, // Moi j'ai rien, pas même un lit.// Ca ma fait suer quand j'ai l'onglée// de voir des chiens qui ont un habit // Quand par les temps de gelée// Moi je n'ai rien, pas même un lit. //

J'en voudrais bien crever une! // Ça m' f'rait plaisir, mais j'os' pas. // Leurs maît's ayant d' la fortune, // Y m' mettraient dans l'embarras.// Je voudrais bien en crever une ! (une levrette) // Ca me ferait plaisir mais je n'ose pas. //Leur maître ayant de la fortune // Ils me mettraient dans l'embarras.//

Ça doit s' manger, la levrette.  // Si j'en pince une à huit clos, // J' la f'rai cuire à ma guinguette. // J' t'en fich'rai, moi, des pal'tots! // Ca doit se manger, la levrette.//Si j'en attrape une incognito// Je la ferai cuire à ma cantine // Je t'en ficherai,moi, des paletots.//

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Pour suivre le chemin

. Retrouver Henriot, connu aussi sous le nom d’Henri Maigrot (1857-1933),   dessinateur, caricaturiste  sur     http://data.bnf.fr/12072063/henriot/ .

. Il a été le   fondateur du journal satirique « La baïonnette » qui a été actif de 1915 à 1920. Son objectif a été de soutenir le moral des Français pendant la guerre avec l’ennemi allemand. A voir sur http://labaionnette.free.fr/, un superbe site!

. « La levrette au paletot » (1877), un poème d’Auguste de Châtillon (1808-1881 Paris), peintre, sculpteur et poète sur http://www.miscellanees.com/c/levrette.htm

. Pour ceux qui veulent approfondir leur connaissance de l’Illustration, un blog à connaître  http://histpresseillustree.blog.lemonde.fr/

. Photos Elisabeth Poulain

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Photos > Variations d'orange à Amsterdam > La pluie & la couleur

9 Janvier 2015, 18:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

 C’est l’hiver, à Lelystad dans cette ville nouvelle au nord-est d’Amsterdam aux Pays-Bas, dans une zone conquise sur les marais. Tout dans ce paysage de maisons avec chacune son jardin  parle de l’eau, celle qui ruisselle goutte à goutte au bout de notre nez, celle qui trouble la vue derrière nos lunettes et celle qui veut absolument tomber sur l’appareil photo, en n’oubliant surtout pas la principale, celle qui coule dans les canaux, bordés sur leur rive de roseaux roux en hiver.

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Le brouillard à densité variable selon les endroits donne du mystère à cet ensemble de lotissements sans forte identité, qui devra attendre encore que les nombreux arbres plantés le long des canaux de drainage prennent toute leur place et commencent à dominer ce plat pays.

Sud Amsterdam-panneau-danger-water-DSC07483

Un panneau de forme carrée à fond jaune signale l’approche de l’eau. Un grand Z attire l’attention, que complète la traduction en anglais, WATER, pour signaler le danger. Le canal se poursuit après un coude.

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La ville se rapproche. C'est le moment de retrouver son chemin. 

Sud Amsterdam-petite maison-DSC07490

Des poteaux se font concurrence, le plus petit porte trois panneaux de couleur orange et le plus  grand joue la diversité, avec un vert en haut, un bleu pour les numéros de maison et un jaune orangé pour montrer la direction d’une place. 

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A pied, nous passons près d’une petite maison. Les habitants ont pris soin d’entourer la porte bleue d’un encadrement jaune, tout comme pour la fenêtre.

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Plus loin, de retour à Amsterdam, près du port, une vraie maison de chantier double à étage se signale en orange-jaune clair, avec à ses côtés deux camionnettes d'un jaune plus clair.

Amstredam-Vieilleville-le port-la péniche-la corde-DSC07493

La pluie a cessé. Nous sommes alors revenues dans la vieille ville touristique. C’est une corde orange neuve posée près d’une vieille corde usée et brunie par l’usage qui nous fait de l’œil, sur une péniche qui sert d'habitation dans un des canaux du centre.  

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Arrive ensuite une grosse bobine de fil à plateau de bois  peinte en orange vif, tirant sur le rouge, qui ensoleille toute la journée, tant sa puissance de chauffe est forte. C’est le point radiant de l’après-midi. Et c'est elle qui a guidé ce billet.

 Amsterdam, ville-ville, le sol-DSC07480   

Retour en tram, l’orange poursuit sa ronde. Cette fois-ci, la couleur se manifeste en petites touches un peu partout sur les façades des immeubles. C'est aussi le sol en briques rouges qui nous interpelle.

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Tout autant que les façades anciennes du centre ancien d'Amsterdam dont certaines sont entièrement orangées.

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Et c’est le moment d’apercevoir deux chats roux derrière une fenêtre basse. Eux aussi ont besoin de voir du monde…

En n’oubliant pas qu’ici aux Pays-Bas, la famille régnante descend de la Maison Orange-Nassau. L’Orange citée étant celle de la Principauté d’Orange située dans le Vaucluze en France…

Aller aux Pays-Bas, hors saison. Vous découvrirez le vrai pays, avec toujours suffisamment de touristes, juste ce qu’il faut pour rendre la ville agréable, comme partout, à Paris aussi. Profitez-en aussi pour sortir de la ville, pour vous changer le regard et voir des vraies maisons avec des vraies personnes, de celles qui partent le matin travailler et reviennent chez elles le soir, après avoir fait les courses...

Quant à "mon orange", j'avoue qu'il tire parfois sur le rouge et flirte tout autant si non plus avec le jaune en passant par le roux, comme un jeu que l'on fait l'hiver en marchant sous la pluie... 

Pour suivre le chemin

. A découvrir en première approche sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Amsterdam

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_d'Orange-Nassau

http://fr.wikipedia.org/wiki/Principaut%C3%A9_d%27Orange

. Photos Elisabeth Poulain   

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Styles de Pub-Jeux de Rôles > Père-Fils > La transmission > La montre

10 Décembre 2014, 16:43pm

Publié par Elisabeth Poulain

 

Avec cette montre d’homme de marque  PATEK PHILIPPE GENEVE, il s’agit de vous montrer dans ce billet comment la marque utilise le ressort de la transmission d’un père à son fils pour montrer la profonde originalité de cette montre. Plus qu’un bel objet qui défie le temps, c’est un témoignage d’amour où le père se voit en reflet dans les yeux de son fils, tout comme celui-ci s’imagine être un jour au moment où lui-même…   

La beauté du positionnement. Il s’agit d’occuper un créneau très particulier dans l’univers du temps, pour se démarquer des concurrents tous placés dans le haut de gamme, en se posant la question suivante : que dit la montre ? Elle indique le temps, pas seulement celui des 24 heures, ni des temps d’ailleurs d’autres fuseaux horaires comme ont choisi de le faire certains concurrents très connus.

Montre-Patek-Philippe-la-transmission-pub-Beaux-Arts-1999   

L’autre temps de la montre. Il s’agit du temps long qui s’inscrit dans un déroulement de liens de sang qui marquent profondément la mémoire, un des plus importants étant toujours celui d’un père à son fils. Il n’y a pas que dans le vignoble que les vignerons n’engendrent que des fils. Il suffit d’écouter des interviews d’hommes connus à la radio, au point qu’en 2014 ce soit vraiment impressionnant. Le phénomène est bien connu des dessinateurs de presse. Il est vrai que la logique de la transmission d’homme à homme peut s’expliquer aussi par le fait que les montres pour femme sont plus petites pour s’adapter à des poignets plus minces.  

La montre en transmission. Elle est une preuve tangible du lien fort qui unit le père encore jeune à son tout jeune fils qui n’a pas encore le poignet assez large pour la porter. En attendant, les liens de l’amour du père au fils et du fils au père peuvent se constater grâce à des scènes de vie à deux, brillamment mises en lumière par des visuels en noir et blanc comme saisis sur le vif et dans une sobriété chromatique très réussie.

Le père et le fils, le fils et le père.Tous deux sont vraiment beaux. Ils sont saisis dans le duo qu’ils forment, centré sur l’essentiel, le regard qu’ils échangent, le lien qui les unit avec le  temps en partage, mais pas le même bien sûr.

. Le Ier visuel les montre en train de rire saisis par l’objectif dans une rue sur fond noir. Tous deux ont les bras croisés, tous les deux ont t’shirt blanc ou chemise blanche, pantalon noir pour le grand et bermuda au genou tenu avec des bretelles pour le petit garçon aux cheveux blonds. Ils rient vraiment ensemble, le grand penché les bras croisés vers son fils et le tout jeune fait de même tout près de la jambe de son père. Les deux lignes de corps, cintrée vers l’enfant pour le père face à nous et celle du petit regardant son père la tête en arrière forment une ogive, qui s’arrête juste en dessous du bas du bermuda du petit garçon.

Pub Montre-Patek-Philippe-La-transmission-LeMonde2007

. Le second visuel. Père et fils, d’autres que ceux du Ier visuel, sont assis cette fois-ci à une table de café. Le père est penché vers le petit garçon qui est plus âgé. Il est brun cette fois-ci, avec des cheveux mi-longs, un peu plus que ceux de son père. C’est lui cette fois-ci qui parle  tandis que son père l’écoute avec attention. Il s’apprête à tourner le chocolat dans la tasse de l’enfant.

Deux conséquences à cette transmission d’un père à son fils. On ne possède jamais complètement une Patek Philippe. « On en est juste le gardien, pour les générations futures. » Cette première certitude s’assortit d’une autre, qui la complète avec bonheur: « Fondez votre propre tradition ».  On entre alors dans une nouvelle séquence temporelle, celui de la transmission dynastique, à poursuivre ou à commencer comme une nouvelle aventure pour donner une autre densité au temps.           

Le temps dynastique, le temps du noir et blanc, un temps quasiment intemporel. Il est particulièrement bien mis en valeur dans le visuel n° 1 pour la Nautilus Aquanaut, la montre du père qui rit avec son petit garçon, avec seulement du blanc pour le t’shirt du père et la chemise de son fils qui ressort fortement sur le camaïeu très structuré des noirs et des gris. Le visuel n°2 est plus axé sur le blanc et des gris dans le fond qui jouent avec des formes rondes, les têtes des deux personnages, les tasses, le guéridon, la cuillère, et toujours le noir qui sert cette fois-ci à mettre en valeur les profils et la très grande proximité d’une personne qui parle –l’enfant- à celui qui écoute -le père-.  

Et la montre ? Elle est dans les deux cas placée en dessous de la scène animée, cette fois-ci c’est elle qui se détache en noir sur le fond blanc. Pour le Ier visuel, elle est exactement située en dessous du père, c’est le temps du père. Pour le second visuel, elle est située sous la tasse placée entre les deux personnages ; son bracelet déborde déjà sur le visuel, avec l’heure (10h) qui indique le temps du père et les minutes (08mn) déjà orientées vers le fils, c’est le temps du successeur à venir.  Et la montre elle-même est située entre les deux !

Du bel ouvrage vraiment, qui montre en plus quelquechose d'essentiel, à savoir que la transmission ne se fait jamais à sens unique, du plus grand vers le plus petit, mais aussi dans l'autre sens qui commence tôt !    

Montre-Patek-Philippe-Beaux-Arts-1999-DSC06002

Pour suivre le chemin, après avoir laissé passer le temps

. Le Ier visuel – Nautilus Aquanaut - forme la page 4 de couverture de Beaux-Arts magazine, n°182, juillet 1999.  

. Le visuel n°2 –modèle inspiré du Calatrava Patek des années 1930 – figure en page 15 du Supplément au Monde « Watch your Time Spécial Montres », Edition européenne du 4 avril 2008. Il figurait aussi en anglais cette fois-ci  en page 4 de couv. d’Intelligent Life, The Economist, Winter 2007

. Consulter le site de la marque https://www.patek.com/contents/default/fr/home.html

. Voir aussi pour le boîtier Calatrava  http://fr.wikipedia.org/wiki/Patek_Philippe

. Photos Elisabeth Poulain  

 

    

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Le bélier de bois pour éventrer les murs de brique, L'Illustration1917

16 Novembre 2014, 18:42pm

Publié par Elisabeth Poulain

     

Dans ce n°3866  de l’Illustration du 7 avril, le choc du dessin face à des photos. C’est la 3è année de guerre. Dans ce magazine déjà,  le poids de dessin d’après nature et des photos de faits réels pris sur le vif pouvait l’emportait sur l’analyse par les mots. C’est en particulier le choix de la rédaction dans ces pages centrales qui montrent à voir en pages 308 et 309 un dessin réalisé à Margny près de Roye et trois photos prises près de Tergnier. Ce billet porte sur le rapport entre le dessin et la photo, pour savoir qui fait quoi et comment, lequel ou laquelle agit sur l’autre, avec en concomittance une question dérivée qui porte sur l’art de l’assemblage des photos.  

L'Illustration-1917-04-27, p.308, Bélier de bois, Lucien Jonas

. Le «  dessin d’après nature » est l’œuvre de Lucien Jonas en pleine page 308. Son titre : « Pour détruire les maisons d’un hameau », avec l’explication placée dessous : « A Margny-aux-Cerises, près de Roye, les Allemands ne voulant sans doute pas user leurs explosifs à la destruction d’humbles chaumières, imaginèrent de construire ‘un bélier’ sous les coups duquel s’effondrèrent les murs de briques et de torchis. »

On y voit un bélier visiblement fraîchement assemblé. Le bois d’assemblage (du chêne vraisemblablement) est encore blanc. Il n’a pas eu le temps de se salir, ne serait-ce que sous les coups de butoir qu’il vient de porter grâce à au gros tronc d’arbre qu’il porte et qui va servir à emboutir les murs pour les éventrer. Ses grosses poutres sont au nombre de six plus une petite transversale qui lie les deux plus verticales. Les grosses horizontales  supporteront  à l’avant deux fois deux poutres, les unes plutôt verticales et les deux dernières qui viendront appuyer en contrefort celles qui sont dressées à l’avant. La plus petite poutre viendra en hauteur solidifier la tenue des deux verticales. C’est elle aussi  qui a la charge de la lourde chaîne qui enserre le gros tronc d’arbre, qui avant sa coupe était encore un arbre vivant. Il a donc fallu au moins un gros tronc, six arbres de bonne taille, sans nœud, ni irrégularité de croissance, plus un plus fin pour constituer ce bélier « allemand. »

La scène ensuite. Le décor montre à voir les ruines d’un hameau. Il reste des pans de mur avec des charpentes branlantes qui restent accrochées pour partie.  Dans le fond, on entre-aperçoit des murs blancs. Le sol est jonché de débris, de bois fraichement coupé, d’une roue de charrette et des morceaux de pierre. Il devait être quasiment impossible de marcher, c’est du moins possible dans le dessin pour ouvrir la perspective.

Des soldats français contemplent la scène, deux sur le côté gauche plus un devant avec tout son harnachement, tandis qu’un quatrième s’en va dans le fond entre les maisons éventrées. La présence de ces militaires français bien habillés, bien nourris, avait surement pour but de rassurer à l’arrière les populations restées à l’arrière du front.

 L’art du dessinateur, Lucien Jonas. Il est vraiment bon à plusieurs titres. Citons son sens de la composition, sa maîtrise de la densité et du choc des lignes qui rendent compte de de la violence de l’univers du chaos semé par la guerre, son humanité qui le pousse à garder et transmettre l’émotion des scènes qu’il saisit sur le vif. Sa famille était originaire d’Anzin dans le Hainaut français, son père venait du borinage belge.     

En février 1915, Lucien Jonas avait été nommé peintre militaire attaché au Musée de l’Armée. Il était donc là en service commandé, pour témoigner de la barbarie ennemie et de la résistance des armées française et alliées. Le dessin au fusain fait partie des œuvres qu’il a créées dans ce cadre. Pendant son service, il produisit plus de 4000 dessins et 700 peintures qui parurent dans un certain nombre de publications telles que l’Illustration. Il devient ensuite peintre de la marine. Né le 8.4.1880 à Anzin dans le Nord, il est décédé à Paris le 20.09.1947, presque 20 ans plus tard. Sa sépulture se trouve au cimetière de La Flèche, le port d’attache de la famille de sa seconde épouse. Il avait demandé à ce que sa tombe soit proche de celle du soldat du Souvenir Français.  

. Les photos qui font face au dessin. Dans ces trois représentations de la réalité du terrain, on voit une nature blessée avec des arbres à terre gisant sur le sol d’hiver, présentée sous le titre générique « Le massacre de arbres ».  

L'Illustration-1917-04-07,p.309, Vergers-saccagés

Le premier cliché en haut de la page montre à voir un « verger dont tous les arbres fruitiers ont été brisés, tandis que plus loin des arbres forestiers étaient épargnés. » Un gradé vêtu d’un long manteau marche dans les rangées d’arbres, tandis qu’une automobile l’attend sur la route qui mène au village dont les maisons sont debout.

L'Illustration 1917-04-27,p309, soldats-paysans, arbres coupés

La seconde photo présente des soldats dont deux sur les cinq sont munis d’une pelle. Ils contemplent de l’autre côté du chemin des arbres déjà d’une bonne taille dont le tronc est coupé de façon à éviter toute utilisation militaire par les armées françaises. Cet acte avait valeur de message facile à interpréter, l’arbre coupé montrant la détermination des ennemis de bouleverser durablement le paysage lors de leur départ pour le plaisir de saccager quelque chose qui relève du vivant et du symbole .  Le commentaire est étonnant, surtout dans une revue aussi maîtrisée que l’a été L’Illustration : « un crime injustifiable que nos soldats-paysans ne pardonneront pas ». C’est la première fois que je vois autant d’émotion et cette dénomination de soldat-paysan.

L'Illustration-1917-04-27, p309-Pommiers-Homme-à-terre

La photographie n°3 a été prise près du sol, pour bien donner à voir un soldat allemand mort allongé sur le sol  et une rangée d’arbres à terre dans le fond. Le commentaire est le suivant : « des pommiers abattus qui sont déjà vengés : Allemands d’un détachement d’arrière-garde tombés dans une escarmouche contre nos éléments avancés, près de Tergnier. »  Le corps de l’ennemi est tombé dans le même sens que le fût de l’arbre plus loin dans le fond. Parfois sur certains clichés (les n° 1 et 2), on peut apercevoir quelques arbres isolés qui ont échappé au massacre.

Ce thème de l’arbre abattu par les Allemands lors de leur retraite a été amplement photographié par les photographes et les artistes tels Lucien Jonas chargés de transmettre la réalité des exactions de l’ennemi et de garder la mémoire des faits. Comme le note le Lieutenant David Sbrava, en charge des collections de l’Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) fort d’Ivry-sur-Seine, l’arbre à terre entrait dans le cadre plus large de la politique de "la Terre brûlée", qui était mise en œuvre lors du départ des troupes ennemis, lorsqu’elles en avaient le temps. C’était aussi une façon très première d’empêcher toute récolte des fruits dans un pays ravagé par les destructions ou de laisser pourrir à terre des troncs d’arbres qui auraient pu servir à la reconstruction.

Aucune de ces trois photos n’est signée. Elles ont dû être faites par Edouard Brissy, du Service des Armées, qui a photographié le 25 mars 1917 des paysages d’arbres fraîchement coupés dans la région de Tergnier. C’est lui l’auteur d’une des plus célèbres photos de la guerre de 1914-18, prises à la même date aussi justement à Tergnier qui montre l’entrée de la ville. Tout a été rasé par les bombardements,   à l’exception d’un panneau publicitaire sur la droite de la rue, la route ( ?) avec un hangar à gauche …Tout est redevenu pierre. On comprend alors le choix des arbres. Voir un  arbre à terre, voir une rangée entière tombée pour rien, ça fait mal, on peut le comprendre. Voir une ville entièrement morte, dénuée de toute vie, de toute présence, aucune photographie, même faite par le plus grand photographe, ne peut être transformée en « propagande», comme on disait à l’époque, de nature à réconforter la population restée à l’arrière. Il valait mieux parler de la cruauté, « un crime injustifiable que nos soldats-paysans ne pardonneront pas. » 

L'Illustration-1917-04-27, p.308, Bélier de bois, Lucien Jonas         

. Le choix de ce dessin au fusain en page 308 à gauche face aux photos en page 309, se comprend mieux. Il précède ce qui vient ensuite. On arrive sur la scène de l’éventrement juste après qu’il ait eu lieu. C’est ce qu’on imagine du moins, comme une scène de crime encore chaude, qui palpite encore. Alors que les photos sont froides. Elles le sont d’autant plus qu’on sait maintenant que les photographes ne pouvaient pas montrer l’horreur de la réalité. On sent qu’il s’est passé quelque chose, on le pressent  avec la légende très forte de la photo du centre, qui montre à voir ces soldats-paysans celle qui est encadrée par les autres. Alors que le corps de l’homme mort ne soulève aucune émotion dans la rédaction. La référence explicite aux paysans n’est évidemment pas neutre, surtout dans un tel contexte. Les chiffres sont difficiles à confirmer. Certains auteurs parlent de 4 millions de jeunes paysans envoyés directement sur le front comme « chair à canon » pour reprendre l’expression de Napoléon.

Pour terminer avec l’arbre, ces deux pages de l’Illustration formées à bas d’un dessin et de trois photos envoyés par l’armée française ont été publiés au cœur de la revue, à l’endroit le plus fort du magazine pour montrer à voir des arbres. Certains ont servi d’outils, d’armes pour blesser, faire mal, chasser de chez eux les paysans et leur famille « des humbles chaumières». D’autres arbres jeunes ont été coupés pour ne plus donner leurs fruits à des gens affamés après quatre ans de guerre ; les plus beaux qui faisaient la gloire des routes françaises ont été jetés à terre pour pourrir, pour mourir.    

La symbolique de vie attachée à son image, sa force et à sa durée de vie sont très fortes puisque selon les espèces de chêne à durée de vie longue, celle-ci varie de 800 à 1000 ans. Et ce sont des arbres qui ont été plantés pour célébrer de grands évènements comme la Victoire de la Marne en 1915 ou fêter l’armistice en 1918, en gage de confiance en l’avenir. 

La réponse aux questions. C'est le dessin qui l'emporte, d'autant plus qu'il a été fait à chaud, quand l'évènement venait de se produire ou peu de temps après. Les photos militaires du bélier -voir le cliché n°32 de l'étude du Ldt  D. Sbrava ou celui de la mairie- montrent à voir un paysage totalement nettoyé, avec un sol propre de nature à pouvoir accueillir les membres de la Commission sénatoriale venue constater  de visu les ruines. Il ne reste rien de l'émotion. Quant aux photos d'arbres mutilés, c'est en fait le commentaire et le placement du cliché au centre entre les deux autres qui nous avertissent qu'il s'est passé quelquechose là...mais pas les clichés eux-même.  

 

Pour suivre le chemin

. A découvrir l’analyse très complète sur Lucien Jonas, peintre (1880-1947), sous le titre suivant « Lucien Jonas, un Anzinois a laissé son empreinte sur le Valenciennois. »  http://www.va-infos.fr/index.php/sections/article/5716

. A comparer avec le portrait tel qu’il se dégage de wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Jonas

. Pour le bélier, consulter pour le Moyen-Age, « l’art raisonné de l’architecture militaire » sur wikisource, sachant que je n’ai pas réussi à trouver  le modèle très simple  que l’on voit sur le dessin de Lucien Jonas http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Architecture_militaire

. Pour Margny-aux-Cerises, consulter le site très bien fait de la mairie et retrouvez quatre photos des ruines de 1917, dont le cliché du 25 mars 1917 lors de la visite de la Commission sénatoriale des Ruines  sur  http://www.commune-mairie.fr/photos-premiere-guerre-mondiale/margny-aux-cerises-60381/

. Sur la route menant à  Margny-aux-Cerises (nord de l’Oise), voir aussi une photo des bombardements allemands sur un site très documenté   http://bastien80.e-monsite.com/pages/les-combats-de-champien.html

. Pour Tergnier qui a reçu la Croix de Guerre à la fin de la guerre, retrouver trois clichés sur le site de la ville. Les photos ont été prises le 27 mars 1917 pour l’une et le 30 mars pour les deux autres. Littéralement, il ne reste rien de la petite ville. http://www.commune-mairie.fr/photos-premiere-guerre-mondiale/tergnier-02738/

. Remettre le tout en perspective grâce à l’étude très intéressante du Lieutenant David Sbrava  avec de nombreux clichés dont ceux sur Margny et Tergnier cités dans L’Illustration  dans « Les destructions du patrimoine en Picardie vues par la section photographique et cinématographique de l’Armée (SPCA) » http://insitu.revues.org/11012

. Pour les chiffres de jeunes paysans parmi les soldats,  voir en première approche http://derdesders.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/12/13/glossaire-d-a-a-z-des-paysans-et-la-grande-guerre.html  

. Retrouver la ville de La Flèche sur les bords du Loir dans de département de la Sarthe dans http://www.ville-lafleche.fr/retour-en-images/  

. Sur l'arbre, qui sert de totem pour célébrer ou commémorer un grand événement, voir en particulier un cliché de brigitte Libaud d'un chêne portant une plaque de la Victoire de la Marne en 1915 http://www.oratoires.com/   

. Pour  le chêne, http://www.lesarbres.fr/chene2.html

. Photos Elisabeth Poulain à partir de ce n° de l’Illustration. Pour les autres photos, il vous faut consulter chacune des sources citées.    

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A Paris > L'or de la Tour Eiffel sur le fond noir de la nuit

8 Novembre 2014, 18:02pm

Publié par Elisabeth Poulain

A Paris, tout prend plus de résonnance qu’ailleurs. Il y a le Paris du jour, le Paris de la nuit et celui de l’entre-deux. Celui qui revient deux fois par 24 heures, que ce soit l’aube quand le soleil se lève ou le crépuscule quand l’astre se lève. Pour chacun de ces évènements que continuent à chanter les poètes, les photographes, les amoureux, les promeneurs …, il y presque toujours la Tour Eiffel. Comme si le déroulé du cycle du temps à Paris, plus qu’ailleurs, pourtant prévisible ne pouvait se passer d’une déesse iconique qui appartient clairement au genre féminin à la forme proprement phallique. Cette Dame de Fer constitue une prouesse visuelle pourtant dont personne ne s’étonne et qui est abondamment utilisée par la publicité pour les femmes.

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L’heure de la nuit. Il devait être 11h du soir, un moment où il y a encore quelques piétons et suffisamment de voitures pour qu’on s’y sente bien. Le trafic automobile  garde la ville vivante. On ne note pas encore le ralentissement propre aux petites heures creuses, celles qui sonnent un certain vide propre à libérer des angoisses pour celles ou pour les quelques ceux qui rentrent à pied. C’est aussi le bon moment pour aller souhaiter bonne nuit à la Grande Chérie, avant de repartir vers un ailleurs.  

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L’approche. Elle s’est faite en voiture par la rive droite en traversant le pont de l’Alma. Nous avons déjà pu l’apercevoir vue de la Seine au-dessus des arbres qui bordent le Quai Branly. Tout va alors très vite. Il s’agit pour moi de mitrailler la Tour ou du moins ce qu’on en voit alors que la voiture roule.

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Ces photos de la Tour la nuit signent une rencontre entre la brillance incroyable de la Tour toute en or et le fond noir très profond du ciel parisien. Chacun sait pourtant qu’une ville la nuit continue toujours à éclairer le ciel, au point de former des dômes de pollutions lumineux dénoncés par les écologistes. C’est réellement mon premier étonnement, comme si le ciel parisien jouait le jeu de rester noir autour de la Tour en marque de respect pour la star pour mieux faire ressortir sa silhouette.

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Quant à l’or, il est vraiment si présent, si vivant  qu’on voudrait le toucher. Il ne ressemble en rien à ce qu’on voyait de la Tour Eiffel la nuit il y a quelques années. C’était surtout le Ier étage qui était éclairé par de puissants projecteurs dissimulés dans les grands arbres qui entourent la Tour aux quatre coins, avec des ampoules le long des rambardes. Quant à la partie haute, elle était peu présente en tant que telle. On la devinait surtout par le puissant rayon laser bleu qui balayait Paris sans faiblir pendant toute la nuit. On guettait son passage comme autant de témoignages de ses pulsations de vie. Certains l’interprétaient aussi comme une caresse bienveillante qui apaisait la ville pendant son sommeil relatif.

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En cette fin octobre 2014, des touristes qui viennent admirer la Tour la nuit sont encore présents. Il est vrai que la soirée est douce, bien qu’une petite pluie fine ait menacée dans la journée. Ce soir le temps est clément. Et les prises de photo se suivent sans respect aucun de la verticalité ou de son compère l’horizontalité. « Allez vite, vite, on enchaîne, quel que soit l’endroit de la Tour qui peut être saisi… ». Vous avez devant les yeux le résultat d’une danse photographique qui nous a bien fait rire.

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Et l’or? Il vient à la fois d’un profond changement technologique et d’une volonté toute politique de faire de la Tour l’emblème de Paris quelle que soit la saison. La Tour est maintenant surtout éclairée de l’intérieur, en tous points de façon à ce qu’il n’y ait plus aucune zone d’ombre. On voit la silhouette entière. La puissance de l’éclairage est telle qu’on a vraiment l’impression de voir de l’or liquide vibrer devant soi en forme de tour. Quant au célèbre rayon bleu, j’ai vainement cherché à le voir. Peut-être a-t-il été remisé au rayon des accessoires dont on ne sait plus que faire, quand son temps est dépassé. Portant regardez  bien la dernière photo, vous y voyez un rayon bleu qui part vers le haut...C'est ça Paris, il y a toujours un peu de magie.     

Vous savez ce qui vous reste à faire…

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Pour suivre le chemin qui mène à Paris, à la Tour Eiffel

. Retrouvez Paris la nuit, à l’aube, au crépuscule sur  https://www.google.fr/search?q=paris+%C3%A0+l'aube&biw=1366&bih=622&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ei=s6NcVL3rJITYOKDZgDA&ved=0CAcQ_AUoAg#tbm=isch&q=paris+la+nuit+photos 

. Des informations pratiques sur http://www.tour-eiffel.fr/images/PDF/tout_savoir.pdf

. Photos Elisabeth Poulain et France Poulain

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Payer en francs (FRF), c'est toujours possible, avec des timbres...

18 Août 2014, 14:50pm

Publié par Elisabeth Poulain

  

Et pour un envoi postal. C’est ce qu’on peut constater en recevant un colis envoyé par la poste à la suite d’une commande. Comme vous pouvez le voir, l’expéditeur ne s’est pas contenté d’utiliser ses vieux timbres. Il a aussi pris la peine de sélectionner des timbres qui tous ont quelque chose à dire.

Une précision d’abord sur la monnaie et le pays. Il n’est marqué qu’une seule fois qu’il s’agit de francs français (F), mais l’indication « France » n’est jamais loin. On peut voir aussi l’indication « République française » pour 3 timbres qui semblent plus anciens du fait de leur graphisme. Ce sont le « IXe Centenaire de la Bataille de Hastings », « 1916, le 50è anniversaire de la Bataille de Verdun, 1966 »  et le « Château de Valençay ».

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Les timbres par montant, en commençant par les plus élevés.

. 1 timbre à 1,20 + 0,30 pour Louis Armand, un timbre qui a dû être fait après son décès en 1971 pour honorer sa mémoire.   

. 2 timbres à 1,20, qui sont l’Exposition mondiale de la Machine-Outil Paris 1975 et le « Sénat de la République 1875-1975 » pour fêter son centenaire. 

. Une série de  4 timbres à 1,10, le « Château d’Esquelbecq » avec un dessin au graphisme daté, « La Broderie »  avec une très jolie représentation d’une brodeuse signée par le peintre Louis Toffoli en 1980, la « Bataille de Nancy 1477-1977 » en commémoration du 500è anniversaire de cette bataille et la « cathédrale de Lodève ».

. 1 timbre à 0,60 pour le IXe centenaire de la Bataille d’Hastings.

. 1 timbre à 0,30 + 0,05 pour le 50e anniversaire de la Victoire de Verdun 1916-1966. Aujourd’hui, les auteurs de wikipedia parlent plus justement de « la Bataille de Verdun, du 21.02.1916 au 19.12.1916, qui a donc duré 9 mois, 3 semaines et 6 jours, dont l’issue a été une victoire française ». Le timbre s’inspire d’une médaille frappée en 1916, un jeton pour l’époque, avec une « Victoire », une jeune femme cheveux au vent et glaive à la main d’un côté et les deux tours de la Citadelle de Verdun de l’autre. La double innovation provient des soldats en marche dans le médaillon et du casque à terre avec les palmes, qui doit symboliser la mort de 163 000 soldats morts sur place et 215 000 blessés français, invalides le plus souvent, les blessés guérissables n’étant même plus comptabilisés.    

. Vient ensuite le seul timbre marqué avec un F pour Francs, qui est celui représentant le Château de Valençay de 25F. Il est daté de 1957, ce qui colle avec le passage au nouveau franc en 1959.  C’est la raison pour laquelle, on change d’échelle, entre la bataille d’Hastings à 0,30 + 0,05 et celui du Château de Valençay à 25 F ! Le timbre sera néanmoins utilisé tel quel ensuite pour l’affranchissement des lettres en France métropolitaine.

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Les 10 timbres et les choix des représentations dessinées.

. Il y a 1 hommage à un grand homme, Louis Armand, qui n’a pas été un politique. Gageons que son engagement dans la Résistance et sa grande carrière à la tête d’entreprises françaises à stature internationale sont des explications valables. 

. 1 femme anonyme, La Brodeuse, pour représenter la broderie, ce qui est déjà bien. Le plus souvent cet art textile est représenté par une broderie achevée. Le double choix de Louis Toffoli et de l’Administration des Postes ont valorisé la personne qui brode, ce qui est rarissime dans la broderie.

. Une représentation allégorique de la Victoire, représentée par un corps de femme ailée, qui semble guider des soldats au fusil à l’épaule en marche sur un fond de deux tours d’un château fort avec le drapeau français qui flotte au vent      

Les 10 timbres, la représentation dessinée et  le montant. Il n’y a pas de lien entre l’importance de l’évènement, comme la Bataille de de Hastings par exemple et le montant qui était de 60 centimes. Louis Armand, autre exemple, pèse deux fois plus lourd  sans qu’il soit possible d’en tirer des conclusions. La Brodeuse sinon pèserait presque autant que le Grand Homme, même à harmoniser les deux parités du franc.

Quant aux dessins, ils sont pour la plupart dictés par le thème, comme le dessin de la cathédrale pour celle de Lodève, un dessin de l’hémicycle pour le Sénat, le portrait de Louis Armand... La Brodeuse, on l’a vu, est originale de par son dessin. Restent deux catégories, les batailles et la représentation de l’exposition mondiale de la machine-outil.

. Les Batailles. Ce sont des grandes batailles qui ont fait la France, même si on l’a vu, celle de Verdun s’appelait sur le timbre « la Victoire de Verdun ». Leur composition est riche. La composition est dense, les thématiques sont nombreuses, avec des châteaux du Moyen-Age, des combattants en armure, des drapeaux, un fleuve, la mer ou le vent, la Liberté dans ses voiles…Toutes ces représentations qui à la fois relèvent de notre imaginaire construit dès la petite école  et contribuent à créer et recréer cet imaginaire.

. Quant à l’exposition de la Machine-Outil, le challenge pour le créateur du timbre était plus tourné vers la création du mythe. Il fallait montrer l’importance de l’évènement en célébrant la beauté de la force de la machine au service de l’homme, comme dans le film de Charlie Chaplin mais cette fois-ci en positif. Une version 1975 des Temps modernes, au service de l’Homme, avec le sigle LEMO (L’Exposition Mondiale de la Machine-Outil), centrée sur l’Afrique et l’Amérique latine. L’intéressant, quand vous regardez bien la gravure d’Albert Decaris, est que vous arrivez à découvrir un homme-outil en armure sur le côté gauche au milieu…

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Grâce à ces 10 timbres différents, 5 horizontaux et 5 verticaux, nous avons pu voyager dans les siècles, de 1477 (Hastings) jusqu’en 1980 (La Brodeuse), en temps de guerre, en tant de paix,  en France, en Angleterre… En réalité, notre histoire commence par les vestiges de la première catédrale de Lodève du Xè siècle, fondée par les Celtes à la fin du IVè siècle. Nous avons traversé les continents. Nous sommes devenus châtelains, soldats l’épée ou le fusil à la main, sénateurs de la République ou techniciens de la machine-outil. Femmes, nous avons brandi l’étendard de la Liberté en symbole de la Victoire, pendant que d’autres s’abîmaient les yeux à broder des tissus fins.   

Le timbre en lui-même est déjà un voyage. Celui-là est impressionnant…         

 

Pour suivre le chemin

. Louis  Armand est un ingénieur, haut fonctionnaire et résistant français, 1905-1971 qui a fortement marqué son époque  http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Armand_(ing%C3%A9nieur)

. Le château d’Esquelbecq (début du XVIIe) est situé juste à la frontière avec la Belgique, à voir grâce à de belles photos sur http://www.jepi-dunkerque.fr/article-le-chateau-d-esquelbecq-57400794.html  

. « La Broderie » de Louis Toffoli (1907-1999) est à retrouver en bon cliché sur http://www.wikitimbres.fr/timbres/1728/1980-la-broderie-toffoli  

. La Victoire de Verdun sur http://www.wikitimbres.fr/timbres/675/50e-anniversaire-de-la-victoire-de-verdun-1916-1966 et le jeton de 1916 sur http://www.cgb.fr/troisieme-republique-bataille-de-verdun,fjt_286824,a.html

La Bataille  de Verdun sur Wikipedia,  une terminologie qui me semble plus acceptable, à voir sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Verdun_(1916) 

. Le Château de Valençay – Indre – dessiné par Robert Cami, à voir avec précision sur la fiche très claire d’Alex Bernardini sur http://www.alex-bernardini.fr/Ch%C3%A2teau-de-Valen%C3%A7ay-France-1957-1128.html

. L’exposition mondiale de la Machine-Outil, à voir de près avec    http://www.wikitimbres.fr/timbres/666/exposition-mondiale-de-la-machine-outil-paris-1975-1emo 

. La cathédrale de  Lodève que j'ai failli oublier, à voir sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Fulcran_de_Lod%C3%A8ve    http://www.wikitimbres.fr/timbres/611/1976-cathedrale-de-lodeve

. Photo Elisabeth Poulain  

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