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Le Blog d'Elisabeth Poulain

P2 comme Paysage de Packaging > Le Reblochon de Savoie Verdannet

9 Juillet 2010, 19:32pm

Publié par Elisabeth Poulain

L’origine

Faut-il dans le titre préciser que le reblochon est forcément de Savoie ? Peut être pas en France, mais comme nous ne sommes pas tous fins connaisseurs des fromages français, je préfère le dire d’emblée de jeu. Ca fait un choc quand on voit son blog écrit en chinois, russe ou une autre langue bien lointaine de notre univers culturel français.

 

La langue du fromage

Aujourd’hui, nous parlons la langue du fromage, celle qui se sent et se goûte, tout autant qu’elle s’écrit, se lit, se dessine et se voit. C’est là où je veux en venir. Imaginez-vous, vous êtes étranger, vous ne connaissez rien ou très peu de la France, si ce n’est qu’on appelle parfois les Français « les fromages qui puent » et vous vous demandez bien pourquoi, un pays peut se vanter de ses fromages dans des conditions pareilles. En regardant bien cet emballage, vous allez apprendre beaucoup de choses sur ce paysage fromager alpestre.

 

La composition du packaging

Reblochon de Savoie, Verdannet, EmballageDevant vous, vous avez grand carré de papier fin, blanc, assez solide pour tenir et protéger le fromage. Au centre, un cercle noir qui constitue le cadre qui va recouvrir le dessus du fromage. La partie noire recouvre les côtés du fromage. La couleur fait ressortir le paysage qui constitue l’attrait majeur de ce packaging très sophistiqué et chargé. Il y en a des choses à voir dessus.  

Le paysage proprement dit

Par devant, légèrement à gauche, le clocher d’ardoises de l’église  à trois niveaux, dont celui du milieu est ajouré. A ses pieds, les toits de tuiles rouges des maisons et des fermes dans les arbres. Plus loin dans une prairie arrondie, quatre vaches broutent l’herbe, deux par deux de chaque côté du clocher. En bas, dans l’arrondi inversé du dessin, des sapins en hauteur et plus bas prés des habitations des arbres feuillus entourant les bâtiments. Tout le reste, approximativement 60% est consacré aux montagnes blanches-bleutées et au ciel qui les prolonge.  

Les mentions

Elles se situent en partie supérieure blanche légèrement grisée du cercle. Il y a beaucoup de choses à lire. En partant du centre du dessin, la signature Verdannet attire l’œil, avec son grand V qui s’échappe du sommet du clocher et sa fausse écriture manuscrite, à la façon d’une signature un tantinet ampoulée.

 

Au-dessus, figurent plusieurs éléments  importants, Reblochon de Savoie, Verdannet, Emballagetous en vert, couleur de l’herbe tendre, dans des typographies différenciées :

. en grandes majuscules, l’appellation du fromage d’abord : Reblochon de Savoie

. en majuscules, plus hautes et plus fines : Fermier

. en caractères plus petit, sans majuscules, légèrement penchés ‘façon manuscrites légères’ : au lait cru.  

L’apport des mentions en noir

Celles-ci sont relativement peu nombreuses sur le dessus, pour laisser parler le paysage. On découvre en haut, sous la mention du nom du fromage, en majuscules fines « Appellation d’origine contrôlée. A droite, au milieu du dessin, le poids ‘450g’.  

L’équilibre

A gauche, un macaron vert foncé, porte la mention de Reblochon fermier, avec en plus écrite en rond en blanc sur fond vert, l’explication ‘fabrication traditionnelle dans les fermes de Savoie », avec en plus une vache blanche. Les trois éléments ; ce macaron vert, la signature et le poids sont sur la même ligne.  

Le blason de la Savoie

Il figure en haut dans les places d’honneur, en plein centre, entre Reblochon de Savoie  et Fermier. La croix blanche sur fond rouge éclate sur le fond noir.  

L’encadrement

Cette croix oblige l’œil qui regarde l’emballage Reblochon de Savoie, Verdannet, Emballagemise à plat à repérer toutes les autres croix ; il y en a 3 autres sur le côté et quatre petites associées à Verdannet Fromager (une nouvelle précision, pour bien nous expliquer qui est Verdannet pour scander l’espace circulaire. Mais ce n’est pas tout. Au dessus-du N de Reblochon, situé au milieu, un autre macaron se détache en blanc sur le fond noir. Cette fois-ci, c’est l’appellation d’origine protégée  (européenne), qui est un logo officiel de l’Union européenne (UE), qui se sur-ajoute à la mention française de l’AOC mais sans logo). 

 

Il faut encore signaler deux figures, l’une est le logo vert avec la double flèche qui vise le recyclage (logo UE), à gauche de l’AOP, et le logo européen concernant l’entreprise qui effectue l’emballage FR 74-128-50 CE.  

Le double encadré circulaire

Ce double encadré sépare la partie figurative représentée par le paysage au-dessus des parois noires sur le côté. Près du paysage, une couronne de fleurs jaunes sur fond vert termine le dessin. Un peu plus loin, en retrait, court un texte très long :

 

Ingrédients : lait de vache cru et entier, sel, ferments lactiques, caséine, présure et colorants de croûte, rocou. Affiné par Verdannet Fromager . 165, Route des Bègues – 74250 Fillinges- Haute-Savoie . Marque déposée.  

Que reste-il encore ?
CIDIL, carte de France des fromagesIl  y a d’abord le nom du Cabinet qui a conçu le packaging :  Emballage Vuattoux, Thonon 04 50 71 00 06 ainsi qu’une nouvelle mention réglementaire obligatoire sur le papier dans un encadré positionné en bas à droite, verticalement:
« Papier, qualité pure pâte, fibres longues, sans traitement WS. Conforme aux normes de la C.E. concerant les matériaux pour contact alimentaire. Sa composition plastique rentre dans la liste des monomers. Homologuées par la directive du 26 février 1990 de la commisiion C.E.E. Corncernant les matériaux et articles en contact direct avec les aliments. Passe au congélateur, au micro-onde  et est recyclable ».
Le bilan

Le résultat est globalement réussi. On comprend bien que l’objectif de Verdannet est de montrer une nature préservée, hors d’atteinte de la dimension industrielle et de la distribution en grande surface. Comme très souvent aussi, on ne voit aucun habitant ni vie humaine, à l’exception des maisons, ni camion, ni route… La question de la surcharge se pose néanmoins. Un début de réponse  est que la vente de ce fromage se fait en grande surface, comme Leclerc ici.    

Pour suivre le chemin

. Filer en Haute-Savoie pour goûter le reblochon Au coeur de la France des 1000 fromagesdans son terroir d’origine, en buvant un vin de Savoie. Un site recommande en dernier choix de choisir aussi un vin de Loire, mais sans précision supplémentaire. Donc ce sera le Vin de Savoie, sans précision non plus. Dommage.

. Verdannet, qui met en avant son côté fermier, est une coopérative qualitative en charge de l’affinagen du conditionnement et de la distribution sous son nom.  

. En vente chez Leclerc, Carrefour, au prix Leclerc de 15,99 E/kg pour 484 grammes. Le fromage n’a pas duré longtemps. Il était très bon.

 

. Lire un superbe ouvrage de croquis, « Carnets de voyage, Au cœur de la France des 1 000 fromages », avec des dessins de Jean-Marc Navello, Editions Ouest-France, 2003, fait à la demande du CIDIL (centre d’information et de documentation de l’industrie laitière, je présume). Malheureusement, le reblochon est un peu zappé, mais c’est bon pour d’autres fromages !

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Garantir la propreté des berges du Rhône à Lyon

8 Juillet 2010, 14:19pm

Publié par Elisabeth Poulain

C’est une des bonnes retombées de cette journée de découverte de l’opération « Berges du Rhône à Lyon, dont je vous ai déjà parlé, que l’accent mis sur l’absolue nécessité de maintenir les berges du Rhône toujours propres, pour que soit conservé un état quasi-naturel de propreté, grâce à un entretien continu.

 Lyon 2010.06.12 095

M. Yvon Perez, le responsable de la subdivision du centre-est de GrandLyon à la Direction de la Propreté, a été le troisième intervenant à nous parler de l’Opération des Berges du Rhône, vue cette fois-ci sous l’angle de l’entretien du site. Rappelons que les deux intervenants précédents ont été Gilles Buna, l’élu vert en charge de l’Urbanisme de GrandLyon et Annie Tardivon, architecte-urbaniste, co-asssociée de l’Agence In Situ qui a remporté l’appel d’offres de l’aménagement des berges.  

Les problématiques

Elles sont à la fois nombreuses et hiérarchisées. Le site présente en effet un ensemble de caractéristiques qui poussent toutes à la complexité et à la difficulté de mettre en place un entretien en phase avec le lieu, sa fréquentation, l’attente des usagers et les contraintes budgétaires.

 

. Les Berges du Rhône visent des situations plurielles tenant à  la longueur du site (5 kms), son étroitesse parfois, sa largeur à certains moments, la diversité paysagère, les palettes de matériaux au sol, les usages qui en sont faits, la large ouverture horaire de fréquentation, les accès aux berges venant des voies d’accès-voiture, la nécessité de faire venir si besoin est des engins et d’approvisionner les restaurants… « Une attention particulière est portée à la différenciation à faire en matière d’entretien entre les espaces verts, l’espace minéral et les espaces de jeux et/ou de sports », selon Yvon Perez. 

 

. La fréquentation, dés le début, a été supérieure Lyon 2010.06.12 047à ce qui avait été prévue. Elle a dépassé les prévisions les plus hautes, ce qui n’est pas sans incidence sur l’entretien. Chacun sait que ce critère est très important, en raison d’un effet de seuil. Au-dessus d’un certain nombre d’usagers (comme dans une gare), la saleté se développe très vite ; en dessous, il est moins difficile d’assurer l’entretien. Une corrélation est à faire également entre fréquentation et usure des équipements, l’usure accroissant la charge d’entretien, sans pouvoir assurer la même qualité de résultat.

 

. L’amplitude des horaires de fréquentation est également un facteur à prendre en compte, la saison, le temps, la différenciation entre jour de semaine et week-end, ainsi qu’en période de vacances.

 

. L’attente des usagers est très forte. Les Berges sont un espace de liberté laissé au libre usage de ceux qui viennent s’y ressourcer, exercer une activité, déjeuner sur l’herbe ou regarder la foule. Cette liberté ne peut s’épanouir que si le site reste propre ; cette condition ne peut être remplie sans l’adhésion des utilisteurs. En ce sens, la propreté est aussi un pari sur le civisme de ceux qui se rendent sur les berges.

 

. La saleté appelle la saleté ---) La propreté pousse à la propreté

Lyon 2010.06.12 117Ce ne sont pas des dictons mais des phrases qui désignent un phénomène bien connu en matière de sociologie-psychologie de l’espace public. Toute saleté est source d’appel à l’accumulation d’autres saletés, comme s’il existait un phénomène d’attirance directement proportionnel à la durée pendant laquelle la saleté est laissée à terre. En sens inverse, un espace propre a tendance à le rester d’autant plus longtemps que l’intervention de nettoyage fait disparaître le trouble très rapidement. C’est le double phénomène de la rapidité de la réactivité face à la rapidité d’augmentation « au taux de salissement », un terme employé par le responsable en charge de l’entretien .  

 

. Les contraintes budgétaires

La liberté de venir et de s’arrêter sur les berges a une double contrepartie, la gratuité pour ceux qui se déplacent et la nécessité pour la collectivité d’assurer l’entretien nécessaire, qualitativement et quantitativement, ainsi que ce qu’il faut faire pour obtenir un aspect toujours « naturel » au site, au moment où c’est nécessaire, avec les moyens qu’il faut.  

La typologie des  entretiens

Outre la réactivité citée plus haut et ce triple aspect quantitatif, qualitatif et naturel, l’entretien doit avoir, selon Yvon Perez, trois caractères essentiels. Il doit être

. courant, c’est à dire régulier, constant, normal, comme ce qu’on fait dans son jardin ( = enlever un paquet de cigarette, une bouteille de bière jetée à terre…),

. pérenne, c’est à dire suffisamment permanent, de façon à ne pas devoir être recommencé dans l’heure (c’est déjà plus difficile. Le site doit être aménagé en ce sens afin de ne pas créer de difficultés supplémentaires d’entretien ; en un mot, il faut éviter le chi-chi…)

. et durable, en se calant dans une optique de développement durable (là aussi, c’est d’abord au stade de la conception que cela se joue ; néanmoins il est possible de jouer le jeu. L’exemple cité est que les équipes de propreté circulent à pied par deux et ne sont pas motorisées) pendant la journée.

 

Au regard des contraintes que j’ai rappelées en première partie, la Ville de Lyon a considéré que l’entretien de cet espace complexe et exigeant ne pouvait pas rentrer dans la gestion normalisée de ses espaces verts. Les Berges forment un tout, qui exige que lui soit appliquée une propreté globale, avec un seul intervenant, centralisant toute l’information et la gestion avec la réactivité exigée. 

Le choix de GrandLyon

Il s’est porté sur la conclusion d’un marché de performances avec une société privée qui s’engage sur résultats sur la base d’un taux de salissement contractuel en fonction de l’affluence. L’objectif est clair : il s’agit de relever le niveau d’exigence et cela 7 jours sur 7 de 6h du matin à 22h le soir en pleine saison, en découpant la journée selon des tranches adaptées à la saison, à la fréquentation et aux objectifs définis contractuellement  pour l’entretien.

 

Le découpage de la journée

De 6h à 10h, le matin, les moyens lourds interviennent pour assurer le travail d’entretien de fond. A 10h, commence le travail plus fin, avec interdiction d’utilisation de véhicules à moteur. L’entretien se termine à 10h du soir.  

Le coût annuel

Il s’élève à 1,3 m d’EUR par an dont 20% à la charge de Lyon et 80% pour GrandLyon.      

 

Poursuivre le chemin

. Voir les quatre autres billets sur les berges de Lyon et les six sur les quais de Bordeaux sur ce blog

. Sur le nettoyage des Berges

http://www.grandlyon.com/Berges-du-Rhone.26.0.html

 

En période estivale, 12 agents sont affectés à l’entretien des Berges du Rhône, assurant une présence continue de 5 personnes sur le terrain, et ce, 7 jours sur 7. En hiver (d’octobre à Pâques), 5 agents garantissent la propreté du site, soit au minimum, 2 agents simultanément.
Cette présence permanente permet de maintenir un niveau de propreté en continu (le propre appelle le propre), tout en offrant une réactivité à toute épreuve pour par exemple enlever rapidement un objet dangereux.
Pour rester en parfaite harmonie avec le site et ne pas déranger les usagers, les agents d’entretien effectuent leurs déplacements à pied, en tricycle avec assistance électrique, ou en véhicule électrique pouvant circuler sur les bandes cyclables. Au total, 9 véhicules, circulant à l’énergie propre sont ainsi affrétés sur les Berges du Rhône.

 

. Plus d’infos sur l’organisation du travail et la société choisie qui est Veolia Propreté 

http://lyon.france-webzine.com/news/societe/831-berges-du-rhone--un-long-fleuve-tranquille.html

. Photos EP 

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En hommage à Paul Maudonnet, peintre des moulins d'Anjou

7 Juillet 2010, 16:33pm

Publié par Elisabeth Poulain

La triste nouvelle

Blog 2010.07.07 007Il est de ces hommes qui ont fait beaucoup pour leur région de naissance au point de faire corps avec elle, au point aussi, de façon tout à fait paradoxale, de n’être que peu connu en tant que personne. Comme si ses nombreuses créations avaient caché l’homme qui les a créées et/ou révélées. Paul Maudonnet en était bien conscient. Il en parlait peu si ce n’est avec humour qui laissait deviner un léger pincement de souffrance. Paul Maudonnet s’est éteint, il y a un mois maintenant. J’ai téléphoné à sa femme hier pour lui demandé si je pouvais reproduire le remarquable dessin à la plume que son mari avait fait du Moulin de la Roche en 1965 alors que la tour était à l’abandon à la Possonnière. C’est ainsi que j’ai appris la nouvelle.  

Une vie de création en plus de la vie professionnelle 

Paul Maudonnet parle plus volontiers de son amour de l’Anjou, de la Loire et des moulins que de lui. Son attachement à l’Anjou remonte à ses années à l’Ecole des Arts et Métiers, où nous dit-il, il noua de nombreuses amitiés avec les artistes des milieux culturels angevins.  Devenu ingénieur, il s’engagea dans l’Aéronavale. Trois fois ensuite, il fut mobilisé comme officier de marine. Il quitta ensuite l’administration pour intégrer une entreprise industrielle. Parallèlement, il mena une vie très riche et diversifiée de créateur, dessinateur et aquarelliste, finissant même par devenir l’éditeur de ses propres oeuvres.  

L’Blog 2010.07.07 006esprit d’entreprise

Paul Maudonnet raconte comment il proposa son premier livre, celui-là même  qui obtint le prix Mottart de l’Académie française en 1965, à trois éditeurs parisiens qui tous le refusèrent, alléguant que « cet ouvrage n’entre pas dans nos collection », pour dire très aimablement qu’ils ne voyaient aucune vente possible pour un recueil de dessins et d’aquarelles. Quant aux Naulets, ces santons inventés par l’artiste, ils sont devenus tellement angevins que beaucoup les revendiquent comme appartenant à l’histoire locale. Paul Maudonnet les a déclinés pour une crèche comme ce qui se fait en Provence, pour une messe de Noël avec Marc Leclerc, en affiche pour le Musée Pincé… Il créa ensuite un atelier de céramique pour les fabriquer rue des Champs Saint-Martin, une boutique de décoration au nom des Naulets d’Anjou, rue du Haras, un hôtel familial à Gennes…  

L’aventure par ses livres

La vie continue grâce à ses albums, toujours en venteBlog 2010.07.07 005 sur le Net. Paul Maudonnet s’attacha en effet ensuite à la re-découverte de certaines régions françaises telles que le Périgord noir, l’Alsace, la Bretagne, la Vendée… tout en poursuivant son œuvre d’approfondissement du patrimoine angevin avec « les moulins au fil de l’eau », « cent clochers d’Anjou »… 

Pour suivre le chemin sur

. L’œuvre maîtresse de Paul Maudonnet, qui contribua en 1965 avec Henri Enguehard -architecte en chef des Monuments historiques - au grand renouveau des moulins d’Anjou,

Moulins à vent d’Anjou, Paul Maudonnet, avec une préface d’Henri Enguehard de plusieurs pages, avec ses superbes dessins à la plume de l’auteur

. L’aventure des moulins, lire le rapport très complet de la mission scientifique canadienne de Pointe Claire, qui est venue notamment en Anjou pour voir et rencontrer les hommes qui ont permis de sauver ce patrimoine pluri-séculaire  

www.patrimoinepointeclaire.org/pdf/RapportMissionSynthese.pdfwww.patrimoinepointeclaire.org/pdf/RapportMissionSynthese.pdf

. L’aventure des Naulets d’Anjou, voir

http://www.lesplantagenets.fr/public/costumes/histnaulets.php

. Lire le billet sur le Moulin de la Roche sur ce blog

Les vents d'Anjou et le moulin de La Roche

. Photos des couvertures de l’ouvrage, édition 1965, 1999 et photo de l’auteur en 1999 sur le rabat de la 4 de couverture. 

 

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Les vents d'Anjou et le moulin de La Roche

6 Juillet 2010, 14:37pm

Publié par Elisabeth Poulain

 

Oh, pour faire un beau moulin, il faut beaucoup de choses, à commencer par le vent. C’est un élément que j’aime beaucoup. Certainement parce qu’il évoque pour moi la mer et la liberté. A terre, il est un fidèle accompagnateur de la marche, celui qui vous réconforte d’un peu de fraîcheur l’été dans la vallée du Layon, à crapahuter dans les vignes à la recherche d’un petit sentier qui existe sur la carte IGN et qu’on devine sous les ronces. Ou au bord de la Loire, en amont de Chalonnes, là où le Layon rejoint le grand fleuve. Cette fois-ci, nous sommes rive droite, peu après Savennières, à La Possonnière.  

Les vents

Blog 2010.06.20 038Du vent, il n’y en a que 110 jours par an, une moyenne qui n’a pas du tellement changer au fil des siècles, ce qui veut dire que le moulin devait être bien situé pour capter le vent. Pour cela, celui de La Roche à la Possonnière l’est. Son propriétaire, le châtelain de Serrant proche, avait repéré sur les terres de son domaine ce site pouvant fonctionner aussi bien avec les vents d’Ouest qui ne sont dominants qu’à 55%, qu’avec les 45% restant qui viennent du Nord le plus souvent.  

La Roche

Elle est faite du granit qui règne en maître en Blog 2010.06.20 040Bretagne proche. Il y a même les ajoncs qui protègent ses abords au sud au soleil de l’après-midi avec un calvaire, plein sud ; au nord de cet escarpement, le dénivelé est plus prononcé, c’est là qu’a été implantée la maison du meunier, dont on voit la partie la plus ancienne, inhabitée. Au-dessus, un bâtiment plus récent, « la maison du meunier » inscrit sur un grand panneau fixé au mur de la façade, abrite une association culturelle qui lui a donné ce titre.  

Le moulin, ses meules et ses cercles de fer

Ce moulin-tour de schiste ardoisier a été édifié en 1660. Il a été relevé d’un étage en 1860. Sa   hauteur de 8 mètres permet de loger un étage, avec deux fenêtres, percées au-dessus des deux portes du rez-de-chaussée, nécessaires afin de pouvoir entrer ou sortir quelle que soit la position des ailes en fonction du vent.

 

Blog 2010.06.20 068Ses murs sont plus épais en bas qu’en haut : 0,90 m à la base contre 0 70 au sommet. Son corps a été cerclé extérieurement par deux cercles de fer fixés entre eux en 1906 pour permettre à l’ossature de pierre de mieux résister à la pression des ailes. Un second couple de meules fut ajouté pour accroître le rendement du moulin. On parle d’un couple de meules car il y a la meule dormante, celle qui ne bouge pas, en dessous, par différence avec la meule roulante au-dessus qui tourne en écrasant les grains de sarazin.

 

Ces meules sont des plaques, composées de Blog 2010.06.20 084silex liés entre eux par du plâtre, contenues à l’extérieur par deux cercles de fer, qui ont plus de cent ans pour celles que l’on voit actuellement. Périodiquement, il fallait vérifier la solidité de ces cercles afin de ne pas prendre le risque de voir les plaques éclater sous la pression maximale de 15 tours à la minute.    

 

Les ailes

Elles sont fixées au bout d’un grand axe qui permettait de mieux capter le vent. A l’origine, elles étaient en toile, un matériau peu résistant mais léger qui permettait d’alléger le poids. En 1860, un système ingénieux permit d’ouvrir automatiquement les ailes qui furent remplacées par du bois, du pin d’Orégon repeint en blanc, comme les toiles d’antan. La superficie totale des ailes déployées est de 52 m2. A cette occasion aussi, le moulin fut doté d’un régulateur à boules pour éviter que les ailes s’emballent.

 

L’axe de contrepoids ou la queue d’orientation (ou guivre)

Pour éviter de faire reposer le poids Blog 2010.06.20 067de l’ensemble sur le corps central du moulin, un axe en bois est fixé en prolongement de celui qui est en l’air. Celui-ci repose à terre ; il est alors possible avec plusieurs paires de bras de le déplacer pour positionner les ailes de façon à capter le vent.

 

La fin et le retour du moulin

Il cessa de moudre les grains en 1914. Il dut son sauvetage de 1976 à 1979 à Henri Enguehard, architecte en chef des Monuments historiques du Maine et Loire. Le moulin reprit le vent en 1980, un an après avoir été racheté l’année précédente par le père du propriétaire actuel, Eudes de Villaret, qui initie maintenant à son tour son fils Vianney. Tous deux nous ont accueillis pour la visite lors de la Journée des Moulins, organisée par l’Association de Sauvegarde des Moulins d’Anjou, avec sept moulins à vent et deux à eau.  

Pour suivre le chemin

Blog 2010.06.20 094. Moulin de la Roche,

49170 La Possonnière

 

La direction est fléchée à partir du village en venant d’Angers : mise au vent lors de la visite, dimanches et jours fériés du 15 mars au 31 octobre, de 14 heures au 31 octobre, à voir sur

http://www.facebook.com/pages/La-Possonniere-France/Moulin-de-la-Roche/70342497029

 

. Lire la très complète étude des «  Moulins d’Anjou », dans la collection « Images du Patrimoine », Inventaire général des monuments et des richesse artistiques de la France

 

. Voir aussi le bel album de dessins et d’aquarelles édité par Paul Maudonnet, une première fois en 1965 et réédité en 1997. L’ouvrage intitulé « Moulins à vent en Anjou » a obtenu le Prix de l’Académie française. L’auteur, qui est aussi l’éditeur de ses dessins à la plume et/ou aquarellées, avait demandé à Henri Enguehard et à son gendre, Guy Lamaison, de lui dresser une liste  d’une cinquantaine de sites pittoresques auparavant. Il est donc le premier à avoir révélé ce formidable patrimoine dont la force d'évidence ne se discute plus. Le peintre a dessiné le Moulin de la Roche en 1965 alors à l'abandon.  

 

. Association de Sauvegarde des Moulins d’Anjou, 02 41 59 23 77

. Association des Amis des Moulins

http://www.sauvegarde-anjou.org/quisommesnous/Webmoulins/presentmoulins.html

. Photos EP, à voir aussi dans l'album "Air Ciel" dans ce blog.

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Les petites maisons > Hundertwasser > La Picaudière

3 Juillet 2010, 08:44am

Publié par Elisabeth Poulain

Il faut vraiment les mettre au pluriel, sinon ce ne serait pas exact. Hundertwasser a conçu beaucoup de projets très visionnaires d’habitat. Mais toujours avec cette idée très forte qu’on ne peut être vraiment soi-même que dans un petit espace adapté à la taille, à la main et au pas de l’homme. On est à soi-même sa maison, une idée abondamment développée maintenant par les psychologues et autres ‘savantologues’. Lui était un instinctif à ce point créatif qu’il balayait toutes les écoles, tous les clans et appartenances. Il était lui et cherchait en lui ses réponses de vie.

 

Hundertwasser 1928-2000, Expo Alençon 2001

 

Sans être architecte, il a conçu des immeubles composés de maisons superposées afin que chacun puisse être soi chez soi. Une idée à ce point révolutionnaire qu’on est en train de la reprendre aujourd’hui, au nom de la densification. Permettre à chacun d’habiter une petite maison dans une superposition de maisons à taille humaine a déjà commencé à être mis en application, à Bordeaux par exemple en rive droite, face aux quais des Chartrons.

 

Les ‘maisons’ de Hundertwasser 

La petite maison est une évidence qu’il s’applique à lui-même. En France, près d’Alençon, il a ainsi racheté  La Picaudière, une vieille ferme dénuée du moindre confort : ni ses principes ni ses besoins n’auraient pu l’inciter à être ‘mieux’ logé, même selon les normes de l’époque. Sa vie plus que ‘rustique’ était incompréhensible pour ses voisins paysans. Par contre, il lui a paru essentiel de planter des milliers d’arbres, pour re-créer un état de nature indispensable à la vie. On dit maintenant de lui qu’il a été en France, un des premiers écologistes, un mot alors inconnu.

 

En Nouvelle-Zélande où il vécut plusieurs années, il choisit d’aménager une porcherie, reconverti en un espace multi-fonctionnel. A Venise, c’est la maison du jardinier qui l’abrite lors de son séjour. A chaque fois, se produit une alliance entre l’abri qui l’accueille et le créatif qu’il est : l’homme entre ces deux enveloppes peut alors s’épanouir. Hundertwasser avait l’habitude de dire que la maison était sa troisième enveloppe, venant juste après le vêtement, auquel il n’attachait que très peu d’importance, et bien sûr son corps.

 

Cette peinture                                                                          Hundertwasser 1928-2000, Expo Alençon 2001

Dans cette huile de la Picaudière, baptisée « Tout oreille » qui date de 1997, trois ans avant sa mort (1928-2000), les maisons sont si nombreuses qu’il faut les compter. Bien sûr, au départ, il y a apparemment un immeuble à gauche et une maison au centre en haut. Mais les choses sont beaucoup plus compliquées.

 

L’immeuble

C’est une tour, composée de blocs maisons avec chacun une fenêtre ronde ou rectangulaire.  Le haut de la tour est un visage en bois à chevron inversé aux allures d’un parquet avec un immeuble jaune en guise de chapeau.

 

Le visage-toit-bois

C’est la partie la plus secrète du tableau, la plus compliquée aussi. Ce visage humain a deux yeux et demi et pas d’oreille. Par contre cette partie du visage donne naissance à une maison rose foncée, qui est très structurée, apparemment bien sûr. Parce qu’il n’y a pas de porte, comme dans un rêve, où l’esprit peut rentrer n’importe où. 

 

La maison

Elle est formée par un assemblage de blocs d’habitat avec une bouteille jaune en guise d’ouverture. Les deux seules fenêtres sont bloquées l’une sur l’autre à droite. Son toit rayé rose et ocre, surprend, non pas à cause de la couleur, mais parce que Hundertwasser n’aime pas les toits. Aucun des immeubles qu’il a imaginés et réalisés n’a de toit.

 

Hundertzqsser 

Le jardin labyrinthe

Devant cette maison-bloc-à fenêtre-bouteille, le labyrinthe occupe une place très importante de la toile. C’est même l’élément que l’on découvre en premier. En son cœur, se situe une place carrée qui s’ouvre sur quatre chemins pavés, qui conduisent à gauche vers la tour citée en Ier, en haut vers la maison rose, à droite vers je ne sais où et en bas aussi. Vous avez compris qu'il ne s'agit ni d'un jardin, ni vraiment d'un labyrinthe. C'est beaucoup plus fort.  

 

« Tout oreille »

C’est donc là l’explication, l’homme au cœur de la maison, entre bloc d’habitat et toit, a une oreille non visualisée si ce n’est sous forme d’un demi-oeil; de cette oreille surgit une nouvelle maison qui elle-même donne naissance à un labyrinthe qui lui-même renvoie à la tour qui a un homme pour un chapeau figuré par un immeuble jaune et dont le 3è œil renvoie vers la maison au toit rayé…

 

Non pas ‘tout’ Blog 2010.07.03 130

Si l’histoire se terminait ainsi, le monde serait fini, avec un homme enfermé dans une maison qui sécrète une autre maison qui renvoie à la première…ce serait complètement contraire à ce que croyait Hundertwasser. Pour lui, l'homme était au coeur de l'Univers, pas pour le commander mais pour être en phase, avec les arbres par exemple qui étaient pour lui, une source de vie tout à fait première, directe.

 

Le fleuve-vie

Comme on l’a vu, il manque au tableau la partie droite et la partie basse du labyrinthe. Mais ce n’est pas grave. On n'en a pas besoin pour comprendre. Par contre, je n’ai pas encore parlé du haut du tableau. Sur la moitié de la toile, l'oeil repère un fleuve de lanières blanches et noires, qui passe derrière les épaules et la tête de l’homme-toit au chapeau jaune qui du coup forme un pont. Ce fleuve se poursuit  derrière la maison rose  et continue sa route, après avoir donné au labyrinthe une de ses lanières noires qui fait de la maison rose et du labyrinthe une île.  

 

Pour suivre le chemin

. La Picaudière se situe au sud de Saint-Jean de la Forêt, près de Bellême dans le Perche.

. Cette toile a été choisie comme affiche pour l’exposition organisée à Alençon, 2 juin au 30 septembre 2001, au Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle, par l’Institut culturel autrichien  

. Lire le billet « Hunderwasser à la Picaudière de l’Association Guillaume Budé d’Orléans :

http://www.bude-orleans.org/Geolitteraire/Regions/61-Saint-Jean-Hundertwasser.html

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B de Bouteille + V de Verre = Einstein = Perrier

28 Juin 2010, 16:04pm

Publié par Elisabeth Poulain

La pub pour l’eau ou l’art de renforcer la saveur de l’eau

La problématique est donc facile à poser et difficile à traduire dans la réalité, car il faut que ce visuel puisse être compris instantanément partout dans le monde.

 

 

2010.06.28 004

 

C’est bien le défi auquel sont confrontés  les  publicitaires chargés de promouvoir la marque, qui a eu et a encore une forte notoriété. En appui à la marque, il y a bien sûr aussi la bouteille à la forme et la couleur bien connue et un verre qui l’est moins ; mais l’important est que le verre offre une jolie surface pour l’apposition de la marque en vert sur verre. Alors que votre œil si exercé a bien noté, j’en suis certaine, que la marque figure en blanc sur le vert de l’étiquette, qui brille au bas du col de la bouteille verte.  

La pub pour Perrier

J’espère que vous suivez toujours. Il y a encore beaucoup plus d’idées que le verre, la bouteille et Einstein dans cette publicité de Perrier. Il est vrai que la marque se classe au niveau des Grands en matière publicitaire. Elle a longtemps su s’imposer en matière de pub décalée, intelligente et frappante. Ca fait beaucoup pour ce qui n’est après tout que de l’eau naturelle à boire. Il est vrai qu’elle est pétillante, avec tout plein de bons minéraux pour notre santé, que son « terroir », comprenez sa source est unique par définition, il n’en demeure pas moins  que ce n’est toujours que de l’eau. Et de l’eau, il y en a partout ou presque dans le monde.  

L’international et Nestlé

Perrier a longtemps été une marque réservée à la France. Son internationalisation n’a pas été sans mal, avec, on s’en souvient, de gros problèmes aux Etats Unis qui obligea l’entreprise à détruire des millions de bouteilles d’eau polluée au benzène. En France, le développement de la firme s’est poursuivi de façon quelque peu chaotique. Depuis son rachat par Nestlé, on entend en France moins parler de la marque rentrée dans un portefeuille bien garni de 73 marques d'eau, même s’il y a toujours de la pub, comme ce visuel publié en 2003 et qui date de 1998.  

Les éléments emblématiques

Il s’agit de montrer qu’avec Perrier, on entre dans un monde global. Il y aurait plusieurs façons de le dire ; le montrer ou plutôt le démontrer est encore plus difficile. Mais l’agence y parvient grâce à une construction très solide.

 

. A la base, les trois éléments, marque + bouteille + verre ;

. auxquels vont s’ajouter le design de la marque, son code couleur vert et blanc et cette fois-ci, le tissus souple orange du T’Shirt

. qui donne l’aspect vivant et souple de la composition, car ce T’Shirt est porté par un jeune homme qui se verse à boire cette eau de Perrier. La photo le saisit au moment où l’eau coule dans le verre. Les trois éléments clés à ce moment sont la main droite avec la petite bouteille, la main gauche qui tient le verre bien en bas pour laisser voir la rondelle dans l’eau avec de grosses bulles derrière l’inscription Perrier et l’eau qui coule.

 

. Le centre de la composition se trouve au point de jonction entre le bord du verre, l’eau qui coule dans le verre et la langue bien tirée d’un vieil homme qui vous sourit en écarquillant les yeux, mais pas n’importe qui.

. C’est Einstein qui vous tire la langue.  

    

. Et pour renforcer le tout, comme si cette composition avait besoin d’un écrin, la scène se passe dans un café sur une terrasse, qu’on devine aux chaises et à la table métallique avec un revêtement bleu. 

La pub et Einstein

Cette photo faite comme un pied de nez par Einstein à 72 ans en réponse à un photographe qui lui demandait de poser, s’est ensuite vendue fort chère. Elle portait un message du grand savant, écrit en allemand, « Un civil peut se permettre de faire ce qu’aucun diplomate n’oserait » 1953. 

 

Vous, Einstein et l'eau de Perrier

Et maintenant, vous savez pourquoi vous buvez Perrier: non seulement vous êtes beau à votre façon quelque soit votre année de naissance, vous avez un esprit délicieusement frondeur et en plus vous êtes d'une intelligence sans équivalent. Tout ça pour une bouteille d'eau!  

 

 

Pour suivre le chemin

. Retrouvez les différents sites de Perrier sur  http://www.perrier.com/ et voyez l’évolution de leurs visuels.

. Lire l’histoire mouvementée de la marque sur ttp://fr.wikipedia.org/wiki/Perrier_(eau_min%C3%A9rale)

. Photo EP, d'après le magazine 

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Impasse du Sauvage, les premiers mini-jardins de rue de la Doutre, Angers

25 Juin 2010, 16:52pm

Publié par Elisabeth Poulain

Il y a plantes et plantes

En réalité, il y a déjà des plantes et des fleurs plantées par les habitants devant Angers, Impasse du Sauvage, MJRchez eux dans la Doutre, ce très vieux quartier d’Angers, situé en rive droite de la Maine, la rivière de 11 kms qui traverse Angers (49). Mais Impasse du Sauvage, les mini-jardins de rue, faits, entretenus  et arrosés par les habitants et voisins proches, à leur demande, sont les premiers qui sont issus de l’initiative citoyenne exprimée dans le cadre du Conseil consultatif de quartier. Les Dames du Logis Ozanam, situé Impasse du Sauvage, ont en effet répondu positivement à la proposition qui leur a été faite, par courrier, de créer au début de l’Impasse, un mini-jardin sur l’espace public devant chez elles.  

Les plantes déjà existantes

Deux des maisons qui s’ouvrent sur la placette, au nombre desquelles figure le Logis Ozanam, possèdent déjà des topiaires en pot de  chaque côté de leur porte d’entrée. Ce sont des vrais signes d’accueil, qui entrent dans la catégorie du langage non verbal compréhensible dans le monde entier. Les habitants s’en occupent à leur frais, au bénéfice de tous ceux qui passent et/ou qui franchissent le seuil, avec l’accord bienveillant des autorités municipales. Comme un signe d’accueil inversé, qui veut que ce soit celui qui est accueilli qui apporte des fleurs. Ici, dans l’Impasse du Sauvage, ce sont aussi celles et ceux, qui accueillent, qui savent si bien apprécier aussi les fleurs qu’on leur offre.  

Les plantes en signe de bienvenue et de réconfort

Ces plantes annoncent aussi les fleurs en pot que Angers, Logis Ozanam, les fleurs du jardinl’on va découvrir sur la terrasse du Logis Ozanam. Elles ponctuent le charmant petit jardin de couleurs vives, comme autant de clins d’œil de sympathie. Ici, on est bien au cœur d’une maison d’accueil de ceux et celles qui viennent rendre visite à des proches hospitalisés pour une durée courte ou longue au CHU proche. Les fleurs  sont un message de douceur à des moments parfois difficiles de la vie. On les apprécie d’autant plus.  

Les deux bacs

Le choix s’est porté sur l’installation de deux bacs contemporains sur un trottoir inaccessible aux voitures, pour empêcher le stationnement, assez hauts pour valoriser les plantes qui ont été plantées dedans. La composition est centrée sur une plante haute en cœur du quadrilatère, avec des petits arbustes et/ou couvre-sols qui vont grandir de façon différenciée. On compte des fuchsias, des myrtes argentées, une topiaire sur tige… 

L’entretien

Angers, Impasse du Sauvage, MJRPour l’instant, il n’y a pas grand chose à faire, si ce n’est surveiller le bon enracinement des plantes et arroser régulièrement pour garder la motte humide, comme on le voit sur les photos avec Simone Cravignac, la directrice ddu logis et Christiane Schwartz en charge du Secrétariat.  

 
Pour suivre le chemin des mini-jardins de rue

. L’initiative des mini-jardins de rue s’est exprimée dans le cadre du Conseil consultatif  du Quartier Doutre/Saint-Jacques/Saint-Lazare située à l’ouest de la ville. Le projet a été étudié favorablement et avec beaucoup de rapidité par les services techniques de la Ville, qui ont ensuite défini les conditions dans lesquelles les plantations pouvaient être faites. Ces MJR doivent d'abord être possibles, ne pas nuire, ni gêner; ils doivent en outre s’inscrire dans une démarche de développement durable.

 

En pratique dans un quartier ancien comme la Doutre, les deux principales préoccupations proviennent de l’existence de réseaux divers et variés dans et sous des surfaces particulièrement exiguës. Angers, Logis Ozanam, des fleurs en cadeauLa Ville examine toute demande de réalisation du mini-jardin de rue, après s’être déplacée sur le site choisi. La personne demandeuse, de son côté, s’engage à entretenir et arroser ‘son’ mini-jardin de rue.

 

. Rappelons que cette démarche de végétalisation de la ville, en commençant au niveau le plus proche du sol, sur des surfaces parfois très petites (10cm x 5 cm par exemple), est très positive que ce soit pour

. le ‘jardinier’ du genre féminin (dans les 100% des cas que je connais; les messieurs ne refusant pas l'été d'arroser!) qui a plaisir de parler de son travail,

.  les voisins qui bien souvent attendent seulement qu’un des habitants de la rue se lance dans l'aventure,

. ou des passants qui du coup prennent plaisir à emprunter cette rue plutôt qu’une autre. La démarche aussi commence à s’inscrire dans ‘les possibles’ offerts aux commerçants pour attirer les clients.

  

. Lire le billet précédent sur le Logis Ozanam

Le Logis Ozanam, une maison si charmante à Angers, Doutre (49)

. Lire d'autres billets sur les mini-jardins de rue sur ce blog

Ca va grainer > Il faut se hâter de faucher les mini-jardins de rue 

FAQ puissance 15 sur les Mini-Jardins de Rue 

. Photos EP, n° 1 Simone Cravignac et Christiane Schwartz, n°2 la terrasse fleurie du Logis, n°3 l'entretien des MJR, n°4 Simone Cravignac recevant des pivoines en remerciement à toutes les dames de l'équipe, de la part d'une résidente originaire de Nord-Mayenne, au moment où je venais prendre les photos...

. Retrouver d'autres photos de MJR dans l'album du même nom.

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Mini-Cas Heineken + Bouteille + Verre > La fraîcheur en 6 visuels

24 Juin 2010, 16:25pm

Publié par Elisabeth Poulain

La question du jour

Comment prendre le frais quand il fait chaud ?  

 

Blog Heineken 002
Des pistes

Première idée, se mettre à l’ombre, confortablement assis pour méditer sur le devenir de la planète, la mondialisation et la richesse de la biodiversité. Deuxième idée, boire une bière, oui mais une Heineken. Pas des Panzani, non, une Heineken car, avec la marque, vous avez deux sources de fraîcheur, trois même et encore plus.  

La fraîcheur de la bière

Il y a celle que l’on ressent une buvant une boisson bien fraîche. Une HEI….. se prend entre  3 et 5°C, en dessous c’est trop froid et vous sentez moins les arômes ; au dessus c’est trop chaud ( !) et ce n’est pas ça. Ce n’est pas moi qui le dit, mais H elle-même. Ensuite, il y a la vision du verre que vous découvrez derrière une vitre givrée. C’est ce que vous montre la photo envoyée par l’entreprise aux grands distributeurs, comme Leclerc, pour faire sa promo lors de la semaine de la bière. 

 

  Blog Heineken 004

Les autres fraîcheurs

En réalité, on les sent avant même d’avoir la bouteille et le verre en main. Ce sont celles que véhicule la marque depuis maintenant une décennie. En matière de pub, il y a des concepts si forts qu’on peut continuer à les décliner sans usure. On sent cette fraîcheur sur les affiches et dans des magazines.

 

La fraîcheur de la bouteille et du verre

Depuis toujours ou presque, l’entreprise communique sur sa bouteille et le verre qui va avec. L’une est verte et l’autre est jaune or quand il est rempli de cette bière blonde venue des Pays-Bas, avec du blanc pour la mousse. Il manque encore deux éléments au moins aussi importants : la buée qui se dégage sur le verre au contact du froid de la bière qui vient d’être versée dedans et les bulles qui sont dans la bière. Autant d’éléments qui composent la fraîcheur de la Heineken : bouteille verte, verre jaune, blanc mousse, buée sur la paroi du verre, bulles à l’intérieur de la bouteille. 

Les déclinaisons estivales

Blog Heineken 003

Quand il fait chaud, Heineken joue en France avec l’idée de la chaleur. Que fait-on l’été quand il fait chaud, quand on a de l’humour? :

. on suce un esquimau glacé avec un verre H,

. on sort du congélateur un bâtonnet glacé en portion individuelle aux couleurs d’H,

. on attire les papillons-décapsuleurs avec l’ampoule, qui est un verre à l’envers rempli de bière, mousse comprise H,

. on mange des cubes glacés H avec une petite pique en bois, posés sur un matelas flottant,  

. on branche le ventilateur à trois bouteilles H en guise de palles,

. on contemple, affiché au mur, un visuel d’une autre agence, avec une bouteille et un verre  H plus anciens.  

La fraîcheur selon Heineken

Ce sont toutes des productions de Publicis, à l’exception de la dernière citée qui est en fait antérieure à la série que je vous présente. Elle possède déjà les codes de la marque, à quelques exceptions majeures.

Les 5 autres éléments du code-marque

 

. La première différence est le choix d’un marron lie Blog Heineken 005

de vin en couleur de fond, qui n’est à mon goût peut être pas très heureux, dans la publicité ancienne. Outre le choix de la couleur, ce fond n’apporte pas grand chose.

 

. La seconde porte à la fois sur le verre qui est plus fin que celui que vous voyez sur le visuel ancien et la bouteille plus dodue. L’étiquette aussi est différente ; elle est plus chargée et l’étoile par exemple ne figure que par un trait rouge extérieur. Désormais, l’étoile est plein rouge. 

 

. La troisième grande différence porte sur l’humour. Elle est totalement absente du visuel ancien, alors que la série de Publicis, inscrite dans l’humour, offre toujours un clin d’œil à celui qui regarde l’affiche.

 

. La quatrième différence porte sur la couleur de fond, désormais verte avec des gouttes extérieures et des bulles intérieures dans toutes les compositions Publicis.

 

. Il manque enfin les emblèmes symboles de la marque Heineken présent entre 3 et 5 fois dans les affiches de la série verte.    

 

Blog Heineken 006

Questions

  1. Combien d’éléments composent le code de la marque Heineken ?
  2. Pourquoi ce type de publicité est-il limité au marché français ?
  3. Commentez la pub à l’ampoule-verre à bière renversée.
  4. Au minimum et au maximum, combien de fois la marque est-elle citée sur un visuel dans la série Publicis, par différence avec le visuel ancien ?
  5. Pourquoi la mention légale commune à tous les visuels est-elle placée en bas ? Est-ce aussi le cas dans un catalogue de la grande distribution ?  

Réponses

1. 5 pour les éléments emblématiques + 5 pour les éléments de mise en valeur +  1 pour le nom Heineken qui figure sur le verre et/ou la bouteille + la capsule coudée avec le nom de la marque + la signature « L’esprit bière » par Heineken.

 

2. La bière s’inscrit dans un univers culturel Blog Heineken 007donné ; les Français aiment bien l’humour surtout en matière publicitaire. Il s’agit en plus d’un humour léger, que des femmes sont susceptibles d’apprécier.

 

3. Elle est carrément déjantée. Autour du verre-lumière allumé, volètent des décapsuleurs-tires bouchon, comme autant de petits anges.  C’est la seule qui suggère l’ivresse. A ce titre, elle aurait pu être refusée par les autorités de contrôle. Le fait d’appartenir à une série l’a vraisemblablement protégée.

 

4. La marque ne se voit qu’une seule fois dans l’affiche la plus ancienne. Dans la série verte, elle est présente au minimum trois fois : sur la capsule, sur le verre, avec le slogan. Cela peut aller jusqu’à 6 fois, avec le ventilateur puisqu’il y a deux capsules, 3 bouteilles, la signature.

 

5. Elle est toujours placée en bas dans une publicité contenant de l’alcool, parce que le regard a tendance à commencer par le haut pour descendre au fur et à mesure qu’on lit. C’est donc la dernière impression que l’on garde dans la rétine. La même mention est obligatoirement également imprimée en bas de chaque page des catalogues de la Grande Distri, dans toutes les pages où sont présentées des boissons contenant de l’alcool ainsi que sur les deux pages de couverture.          

 

Pour suivre le chemin

.  Catalogue Leclerc  23.06 ---) 03.07.2010

. Photos  des visuels qui m’ont été aimablement adressé par Heineken. Avec mes remerciements.    

 

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Les petites maisons > La station service seule dans la nuit

23 Juin 2010, 11:14am

Publié par Elisabeth Poulain

Une photo de Philippe Moussa

C’est une photo qui m’a tapée dans l’œil. Je l’ai découverte sur le blog du photographe Philippe Moussa, qui m’a autorisée à la reproduire. Il a une forte sensibilité à la photographie de nuit, expressionniste et minimaliste, qui se recentre sur l’essentiel. Celle-là est à mon sens très particulière.

 

Station service Philmous-sur-la-route1

 

La théâtralisation

Avec cette représentation d’une station service, comme si on était au théâtre, l’auteur a réussi a capté une véritable magie un peu glacée. La composition est à la fois très symétrique et à la fois décalée. Nulle fantaisie ne ressort de cette architecture réduite à une dalle et un toit porté par 6 poteaux, placés deux par deux au tiers de part et d’autre du toit. On retrouve la volonté de symétrie avec les bornes de distribution d’essence et de fuel.  

La lumière et la couleur

Sa blancheur éclairée de l’intérieur forme un halo qui fait ressortir la ligne des formes et le rouge de Total. La partie droite de la photo, prise comme si on sortait de station, met en valeur les lampadaires d’éclairage, la lune en haut dans le ciel noir et la rondeur de la réserve de gaz. La partie gauche de la photo  est à peine esquissée : on devine que c'est l'entrée à voir l'arrière dles panneaux d’accès et les rails de protection pour accéder à la station.  

L’ordre et la netteté

Il faut que tout soit ordonné pour que l’automobiliste puisse prendre de l’essence dans les conditions optimales de délivrance. L’étonnant est la solitude qui se dégage, une solitude assortie de politesse et de netteté. Nulle  fantaisie n’est visiblement admise, ni recommandée. Nulle zone d’ombre ne peut s’infiltrer quelque part. Tout doit visible pour ce qui est à voir ou caché pour ce doit l’être. Il s’agit des réservoirs, des tuyaux… et de la présence humaine du service.  

L’automatisation

Elle est au cœur de ce concept de station service, tourné vers le client. Elle a pour conséquence de chasser toute influence humaine lors du remplissage du réservoir. Il y a certainement un autre bâtiment proche où se tient l’équipe en charge de la station. Mais on ne la voit pas et son importance est quand même seconde par rapport à la distribution d’essence.  

L’absence de dimension culturelle territoriale

Où sommes-nous ? La photo de la station service ne le dit pas. On pourrait être dans une quelconque des 21 régions de France ou de l’Union européenne. Le bâtiment serait le même.  C’est une des conséquences de cette automatisation de notre société toujours fascinée par la liberté et la puissance que donne la voiture. Ce type d’architecture où tout est conçu par la société dirigeante au profit de la marque, Total en l’occurrence, est implantable tel quel dans n’importe quel pays du monde.   

La culture Total

L’architecture et  le design Total ont chassé toute référence à l’ancrage territorial par l'homme pour y substituer l’ancrage de la marque.  

Pour suivre le chemin

. La station service se trouve quelque part entre Nantes (44) et Angers (49) France.  

. Retrouver les photos de Philippe Moussa dans un de ses blogs

http://angersblog.net/

. Lire sur ce thème des 'petites maisons' quelques billets déjà parus sur ce blog

Deux abris de pêcheurs dans l’Ile de Béhuard en Loire (49), France

En Australie, une petite maison de pêcheur sur le lac

Le Bull rue Chef de Ville à Angers

Une île en Loire, bleu sur bleu sur vert, loin de la ville

 

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Parler de l'aménagement des berges de Lyon à bord de la péniche Varta

22 Juin 2010, 17:27pm

Publié par Elisabeth Poulain

Lyon 2010.06.12 098Aménagement ou concertation ? En réalité, on a parlé des deux toute la journée à Lyon, puisque le réaménagement des berges du Rhône est au moins autant qu’une grande opération d’urbanisme urbain, une toute aussi grande opération de concertation entre les citoyens et leurs représentants à l’agglomération lyonnaise, GrandLyon, à la ville de Lyon et à la Région Rhône Alpes. Disons plus justement, que ce grand projet, maintenant devenu réalité, présente, comme au théâtre, unité de lieu, unité d’action, unité de temps, avec reliant le tout, toutes les facettes de l’aménagement  et de la concertation inscrites dans la durée.

 

Pour mener à bien une opération urbaine d’une telle envergure, en objectifs, en durée, et en coût, il a fallu du côté du Grand Lyon, une forte implication du député-maire de Lyon, Gérard  Collomb, président du Grand Lyon et du bureau, en particulier des deux grands élus du Grand Lyon, tous deux vice-présidents, que sont

. Gilles Buna, élu vert en charge de l’Urbanisme et du Développement durable, 

. Gérard Claisse, élu communiste, en charge de la Participation et du Conseil de Développement…

 

La temporalité

A écouter Gilles Buna, on comprend très vite qu’il a du présenter cette opération des centaines de fois depuis le lancement officiel du projet en 2002. Peut être plus, car on a commencé à re-parler de Lyon comme d’une ville fluviale en 1985 à l’instigation de la communauté urbaine de Lyon. Il fallut ensuite 6 ans pour que sorte le ‘Plan bleu’ pour étendre cette esquisse de ce qui n’était pas encore un projet au Grand Lyon des 55 communes qui le composent. Onze ans après, en 2002, les travaux purent commencer. Soit 17 ans de persévérance.

 

Les éléments de langage

« La Ville, selon Gilles Buna, avait tourné Lyon 2010.06.12 102le dos à son fleuve », comme l’a bien montré Fernand Braudel dans ses recherches. La ville avait mis à profit la présence fluviale pour insérer une autoroute urbaine et des parkings. Devant l’engorgement de la ville, il fallait « réconcilier les Lyonnais avec leur fleuve », en prenant des décisions lourdes de conséquences telles que « la suppression du stationnement, l’implantation de modes doux de déplacement, l’articulation entre les aménagements nouveaux avec les trois arrondissements concernés. Avoir la ville à portée de main, en réconciliant le genre urbain et le genre humain. Ici à Lyon, on ne fait pas du Paris Plagiat, on fait du définitif ».

 

La sélection de l’équipe de paysagistes

Au final, quatre équipes restaient en lice. En 2003, le choix par le Grand Lyon s’est porté sur le projet qui laissait le plus de liberté en terme d’évolution, « avec des enrichissements possibles ». C’est In Situ qui a été retenu après qu’une exposition ait présenté les quatre.

 

La maturation du projet au fil de la concertation

Le projet retenu au final après consultation du public et décision finale du Grand Lyon a fait l’objet de modifications rendues nécessaires pour diverses raisons, telles que la concertation,  l’évolution du temps  ... Annie Tardivon de l’Agence In Situ reviendra sur cet affinement du projet. Retenons que la concertation a duré 4 ans, tout au long du temps d’exécution. Le chemin se trace en avançant. Ces mots précisément n’ont pas été dits ; ils résultent du double cheminement  qui s’entrecroise constamment.

 

Lyon 2010.06.12 103Quatre principes de départ cités et un non

Ils sont absolument nécessaires pour cadrer cette fluidité associée à une temporalité assez longue.  Ils concernent la présence de la voiture, le recours à des marchés de performances, la dépense publique, le recours à des marchés de performance et enfin le risque. L’ordre cité est celui adopté par Gilles Buna, qui aurait pu ajouter, l’intégration  du maximum de vertu écologique, au titre du développement durable dans l’opération. Mais cela n’a pas été cité.            

 

Le Ier principe, la suppression du stationnement

Pendant la phase de concertation, une étude a été faite afin de connaître les modalités précises du stationnement : 10% seulement étaient le fait des résidents, 30% provenaient du commerce local et 60% étaient du parking pendulaire. La décision a été d’implanter deux parkings payants d’une durée de 3 heures sur les quais, un en amont et un en position centrale, pendant la période de concertation qui a suivi l’exposition et le choix de l’agence. Quant à la voiture en général dés le départ, un des objectifs prioritaires a été qu’il s’agissait « d’enlever le maximum de voitures ». 

 

Le principe n° 2, le recours à des marchés de performance pour l’entretien

Après une étude en interne, l’équipe chargée de l’étude de faisabilité à la communauté urbaine a butté sur le problème de l’entretien de ce vaste espace désormais dédié aux loisirs et aux activités sportives et ludiques. Pour conserver la qualité du site, il a été décidé de faire appel à un seul gestionnaire qui prend en charge l’entretien « courant, pérenne, et durable, d’un site complexe en permanence, quelque soit les flux, l’heure, jusqu’à 22 heures ou la saison.                   

 

Le principe n° 3, la dépense publique  Lyon 2010.06.12 114

La concertation, au cœur du projet, ne devait pas « entraîner de dépenses supplémentaires. Le budget de 44 millions d’euros ne devait pas être dépassé ».

 

Le principe n° 4, la prise en charge du risque

Cette question a été ensuite reprise plus amplement par Annie Tardivon, co-associée de l’agence lyonnaise d’urbanisme In Situ. Avant de lui céder la parole,  Gilles Buna a tenu a terminé sur ce point évidemment essentiel. "Le risque d’inondation est très fort, en particulier en matière de crue décennale. L’opération de ré-aménagement devait prendre en compte cet élément".

 

Pour suivre le chemin
. La péniche Varta a été acquise par le Grand Lyon et aménagé aux fins de la concertation. C’est là que se sont passés les nombreuses séances de concertation avec les habitants et personnes concernées par l’aménagement des berges. C’est une péniche de 39,5 m de long  qui a gardé son nom lorsqu’elle était encore dédiée au transport fluvial de marchandises.    

. Voir les autres billets dédiés à cette grande opération lyonnaise, sur ce blog ;

. ainsi que la série sur Bordeaux et l’aménagement des quais de la Garonne à Bordeaux.  

. Photos EP, n° 1 La montée à bord de la Varta, avec Annie Tardivon à gauche, n° 2 l'intérieur, n° 3 Gilles Buna et Annie Tardivon, n° 4 la rive droite du Rhône en face

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